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j'ai de qui tenir

Publié le 21 janvier 2014 par Pjjp44
j'ai de qui tenir
"les mots possèdent ce prodigieux pouvoir de rapprocher et de confronter ce qui, sans eux, resterait épars dans le temps des horloges et l'espace mesurable."
-Claude Simon- 
j'ai de qui tenir
«Atteint par le mal du siècle, je cherche, depuis vingt ans, quel message je pourrais apporter aux hommes . L’idée de ce “message“ a terriblement handicapé mon existence. J’ai commencé, comme tout le monde, par le communisme. Autant l’avouer aussitôt, les résultats de l'expérience furent décevants" Pierre Herbart
j'ai de qui tenir
(…) J'étendis le bras et rencontrais la laine de son chandail. Puis nos joues encore mouillées se touchèrent. Le désir rendait Pétrole tremblant comme une feuille. J'oubliais, il oubliait que sa bouche était blessée. Un gémissement de douleur me le rappelait, et le goût de son sang. A la fin, de colère il me mordit cruellement et nous nous mîmes à lutter sur l'étroite couchette. " Attention ! On va les réveiller ! " balbutia-t-il à demi dressé sur un coude. Je l'attirai doucement contre moi. " Je tremble, je tremble ", murmurait-il. Délivré de son angoisse par le plaisir, il devenait tendre et gai. " Je suis un chien, annonçait-il, et je te lèche la jambe ". Il ne renonçait à son entreprise qu'épuisé, la bouche sèche et la langue comme un morceau de cuir. Ou bien, il soufflait sur mon dos en partant des épaules, jusqu'aux reins ; ou bien il dessinait avec un doigt, sur mon corps, une femme grandeur nature, chacun de ses membres épousant chacun des miens. Pétrole prenait ensuite lui-même sur moi, la place qu'occupait la femme : " Tu vois, sa tête est là, contre ton épaule.. Tu sens ma bouche ? (Il me mordait doucement pour que je la sente). Forcément ses bras son sur tes bras, mais comme ils sont un peu plus courts, ses mains arrivent là (il me serrait les deux poignets) ; ses jambes aussi sont un peu plus courtes et ses pieds sont comme ça (il appuyait la plante de ses pieds sur le dessus des miens). Voilà, tu peux remuer, écarter tes jambes, elle te suit ; elle est collée à ta peau, quoi."
- Pierre Herbart- extrait de "L'âge d'or"-
j'ai de qui tenir
 "A seize ans j'aimais les filles. Comme j'étais beau, elles me le rendaient bien. Cela dura jusqu'au jour où je m'aperçus que leur plaisir ne ressemblait pas au mien."
-Pierre Herbart- "L'âge d'or"

A seize ans, j’aimais les filles. Comme j’étais beau, elles me le rendaient bien. Cela dura jusqu’au jour où je m’aperçus que leur plaisir ne ressemblait pas au mien.
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Read more at http://www.dico-citations.com/a-seize-ans-j-aimais-les-filles-comme-j-tais-beau-elles-me-le-rendaient-bien-cela-dura-jusqu-au-herbart-pierre/#XroiQdoGuQbc1R0q.99 j'ai de qui tenir
j'ai de qui tenir
« La lèvre retroussée de Pétrole, la ligne si fraîche de sa mâchoire, ses yeux très légèrement obliques, toujours un peu clignés et dont l’iris du bleu pervenche était marqué de deux points sombres, tout ce visage enfin, je ne pouvais le contempler sans un incompréhensible déchirement, un sentiment de paradis perdu. » -Pierre Herbart- extrait de "L'âge d'or".

j'ai de qui tenir
"J'ai de qui tenir. Mon père ouvrait la fenêtre, à midi , et foutait la vaisselle sur le trottoir, pour rigoler. Naturellement, on l'a enfermé  mais il en est sorti. Il disait « Oui, docteur... Je suis guéri, docteur... Merci, docteur ... » Comme il devait s'amuser ! En rentrant, pour emmerder sa famille, il s'est fait chemineau. De temps en temps, il apparaissait chez son père couvert de décorations. On lui donnait un louis et des chaussettes. Alors il rôdait le soir autour de la maison et se cachait quand sa femme descendait de voiture, avec son merveilleux visage, son sourire, son geste d'adieu, d'une main gantée, au jeune homme qui l'aimait. Lui , tapi dans l'ombre, regardait ses mains sales et pensait : « C'est ma femme ! » Et puis partait sur la route avec ses vingt francs, ses chaussettes neuves et toutes sort es de désespoirs, de haines, d'amours, de révoltes, de folies et cette image = extraordinaire d'une femme debout sur le trottoir. D'une femme, d'une femme... Mais regardez-la ! Sa voilette blanche, son parfum et cette robe enfin, son geste, son sourire. Ah ! pourquoi n'a-t-il pas couru derrière la voiture ? Pourquoi, pourquoi ?... Allons , allons... Son pas sonne sur la route : un, deux, trois. Et la nuit, les arbres, la campagne. Trouvera-t-il une grange pour dormir, un souper ? Papiers en règle... gendarmes... S'étendre là, sur l'herbe ? C'est bon... Cette nuit... cette nuit est incroyable Ils ne le savent pas... Il s'appelait Aimé ou Gustave. Ils ne connaissaient pas ces gerbes  secrètes, qui ravagent comme un poison. Il suffit de fermer les yeux, d'être seul,  dans un champ, la nuit, sans abri, sans argent...  Pierre Herbart: extrait de"Ravachol"
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