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Le passant

Publié le 07 février 2014 par Sabledutemps @YvDG

Toi qui passes sans jamais t’arrêter

j’ai su au premier regard que je ne pourrais  t’oublier.  

C’était l’été à Regensburg,

Pressée, essoufflée j’ai couru

jusqu’au pont de pierre, mouillé de pluie

pour te regarder, t’admirer

sans pouvoir dire un seul mot.

Tu étais là vivant

ta folle exubérance me fascinait

m’envoûtait jusqu’aux confins du plaisir.

Flottait  dans ton sillage le parfum

des montagnes enneigées

des riches plaines aux prairies verdoyantes et fleuries.

J’ai voulu te suivre,  toi  le magnifique

impétueux et fier

je me suis sentie fétu de paille  frêle esquif

emportée par ton courant indomptable et puissant.

Ton souvenir restera pour toujours gravé dans ma mémoire.

Bleu musique, impérial,  adoré des princes et des poètes

tu m’as faite ondine.

Toi qui passes sans jamais t‘arrêter

J’écris ton nom Donau.

P.S. : Donau : Danube en allemand.

Pour Impromptus littéraires thème : un-e passant-e


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