UKRAINE. Kiev et la "communauté internationale" pris dans leur propre piège du mensonge

Publié le 17 mai 2014 par Menye Alain

Gouvernement des néo-nazis et criminels de Kiev

Le bruit et la fureur n’ont jamais eu le dernier mot nulle part. Le mensonge aussi. En mélangeant tout et son contraire pour soutenir les néo-nazis de Kiev, l’Occident, autoproclamé "communauté internationale" n’a fait qu’appliquer sa vieille recette de désinformation. Du coup, Kiev fait exactement comme l’Occident dans la gestion de l’est de l’Ukraine. Un refus total de négocier, en traitant ses "ennemis" comme étant des "terroristes".

Figurez-vous que l’Ukraine déteint vraiment sur ses maîtres. Le Parquet général d’Ukraine a déclaré les républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk « organisations terroristes », a indiqué vendredi le premier procureur général adjoint de l’Ukraine Nikolaï Golomcha. Ceci veut dire que leur offensive se poursuivra donc, avec des chars envahissant des villes. On peut comprendre Kiev qui lutte pour sa survie, notamment à Odessa qui reste le seul point vers la mer pour eux. Mais, jusqu’à quand ? Le bellicisme de Kiev risque de le perdre définitivement. Il est impossible d’organiser les élections de cette manière, d’où cette sortie ironique de Sergueï Lavrov ministère russe des Affaires étrangères:

"On peut se demander si le déroulement d’élections au son des canons est conforme aux normes démocratiques d’un processus électoral"

On peut aussi s’étonner du zèle de Kiev qui refuse de payer ses dettes. Avez-vous déjà vu un client qui doit de l’argent à une banque se permettre de dire qu’il ne remboursera pas ou qu’il refuse le prix des agios alors que c’est la seule banque du pays ? En effet, l’Ukraine ne peut rien si Moscou lui coupe le tuyau du gaz.  "L’Ukraine se comporte tel un conducteur, qui a fait le plein d’essence à une station service mais refuse de payer parce que le prix ne l’arrange pas", a déclaré le porte-parole officiel du holding russe Gazprom Sergueï Kouprianov. Quoi de plus juste ?

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Les autorités ukrainiennes invoquent la "lutte contre la menace russe" pour justifier leur opération punitive contre les régions de Donetsk et de Lougansk, la réduction des salaires dans le secteur public, les massacres d’Odessa et de Marioupol, et d’autres exactions, a déclaré samedi le représentant de la Russie auprès de l’OSCE Andreï Keline. Ceci se nomme le permis de tuer. Or, au fil des jours on peut constater que Moscou est étranger à la détérioration de la situation ukrainienne. Le prétexte russe serait donc une arme de chantage que Kiev brandit devant l’Occident. 

L’Occident a fabriqué des monstres à son image. Mais, dans ce jeu malsain, quelque chose me dit que cette fois aussi, comme en Syrie, il va perdre. Quand Lavrov parle de l’élection ukrainienne, c’est pour se moquer de l’Occident qui dénie à la Syrie une élection. Hier, des séparatistes armés pro-russes ont pris le contrôle du quartier général de la Garde nationale ukrainienne à Donetsk, l’un des centres de l’insurrection pro-russe dans l’est de l’Ukraine. Portant le ruban de Saint-Georges, ils ont mis en déroute les forces spéciales du ministère de l’Intérieur. Mais Kiev continue de brailler dans le vide contre Moscou au lieu de négocier avec ces gens-là. Ah, ce sont des terroristes, disent les néo-nazis de Kiev ! Kiev et la "communauté internationale" sont pris dans leur propre piège du mensonge.