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PALESTINE VS ISRAËL. Présidentielles 2017 : Notre serment de Gaza au parti socialiste

Publié le 05 août 2014 par Menye Alain

Publié le 5 août 2014 par PIR

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De la Marche pour l’égalité de 1983 où les marcheurs portaient fièrement leur keffieh jusqu’aux manifestations de l’été 2014, les différents gouvernements français, de gauche comme de droite, ont toujours redouté le lien de l’immigration postcoloniale avec la Palestine. En vain. Génération après génération, la fidélité à cette cause demeure un bloc de granite inébranlable.

En effet, en dépit des injonctions, des interdictions, des menaces et de la répression, c’est massivement que les habitants des quartiers ont répondu à l’appel de la Palestine martyre et de Gaza la résistante. Notamment lors de la « bataille de Barbès », le 19 juillet 2014 où des jeunes, des femmes, des familles, sous les gaz lacrymaux, les coups et les tirs de Flash-Ball ont tenu tête à l’État dans un admirable élan pour nos frères et sœurs sous les bombes.

De plus, comme en 83, le pouvoir déploie tous ses moyens pour mettre au pas et intimider les leaders religieux et les désolidariser de l’actuel mouvement. On peut parier que si les mosquées de France n’étaient pas, pour la plupart, sous la tutelle du pouvoir français, nous aurions quadruplé notre présence dans la rue.
Une fois de plus, le PS, en fidèle fer de lance de l’impérialisme, n’a pas démenti la longue tradition coloniale de la SFIO et sa trahison légendaire des mouvements populaires.

Sûrement effrayé par la puissance de l’opinion nationale et internationale en faveur des Palestiniens, la ferveur et la détermination des mobilisations, et par les défaites militaires israéliennes successives, le PS opère un léger recul et tente un redéploiement minable de sa diplomatie, moins ouvertement favorable à Israël.

Trop tard ! Nous n’oublierons ni la répression, ni la compassion de Hollande pour l’armée criminelle israélienne, ni son chant d’amour renouvelé pour Netanyahou. Comme nous n’oublierons jamais ni le passé, ni le présent colonial du PS, véritable colonne vertébrale de ce parti qui n’a de cesse de défendre les intérêts occidentaux.

Le vent tourne. Après plus d’un mois d’invasion sioniste, de toute part, fuse le mot d’ordre : « En 2017, le PS paiera ».

De très nombreuses voix prennent date pour les présidentielles, et appellent à faire des élections prochaines un véritable Waterloo pour le PS. En ce qui nous concerne, fidèles à nous-mêmes et à notre histoire, nous nous y emploierons de toute notre force. C’est notre serment de Gaza !

2017 ps

Le PIR

Paris, le 5 août 2014


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