[J’AI PRIS (…) UN PAPILLON DE NUIT]
J’ai pris durant une ou deux secondes
à la fenêtre
un papillon de nuit
pour tes doigts qui me faisaient signe,
m’annonçaient ton retour.
Et si ton amour
parvenait soudain à effrayer
les gouffres qui ont survécu
à mon amour ?
Si tu avais des preuves que non…
Je ne t’ai jamais menti,
j’ai seulement cherché
à ce que la vie t’épargne
l’envers des météores.
Bruno Grégoire, L’Épingle du jeu (traits d’union, 3), suivi de Sans, Obsidiane, Collection Les Solitudes, 2014, pp. 21-22-23.
BRUNO GRÉGOIRE

Source
■ Voir aussi ▼
→ (sur le site des éditions Obsidiane) une fiche bio-bibliographique sur Bruno Grégoire
→ (sur Mediapart) une lecture de L’Épingle du jeu (traits d’union, 3), par Bernard Demandre
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