Belgique : la double peine

Publié le 27 octobre 2015 par Anaïs Valente

 J’écris ceci en regardant Taratata, l’émission (que j’ai enregistrée) fêtant le retour du concept, et me disant que j’aurais pu louper cela si j’étais décédée.

 Si elle m’avait tuée.

 Car c’est bien de cela dont il s’agit : la double peine dans mon pays où l’on vit si heureux… quand on n’a pas un big problem.

 Pourquoi « double peine » me direz-vous ?

 Réfléchissez…

 Non, je rigole, je vous explique, car je n’y avais jamais pensé avant de le vivre.

 La première peine, bien sûr la plus « délicate » (pour ne pas dire « la plus merdique »), c’est l’accident : vous allez sans le vouloir vers votre funeste destin (c’est là qu’on sanglote), écrire au cours, avec votre nouveau manteau qui vous va super bien, votre nouveau sac, vous avez programmé Le père Noël est une ordure à la TV sur le Voocorder pour le regarder à votre retour en mangeant vous avez oublié quoi, après avoir enlevé vos fringues, que vous avez aussi oubliées (faisait-il froid ou soleil en ce 20 décembre ?) lorsque patatra paf poum hue, elle vous roule dessus. En fait non, vous avez un big trou de mémoire (et l’assistant social a dit que ça ne reviendra pas, vu le temps déjà passé) mais vous avez une bonne imagination. Donc, elle pense à ses achats de Noël (quand je vous dis que le Papa Noël est une ordure) lorsque paaaf, elle ne vous voie pas traverser sur le passage pour piétons pour aller à votre cours d’écriture, tout sourire que vous êtes (extrapolation - cf la suite de l'article), et repaaaaaaaaaf, elle vous expédie dans l’au-delà, d’où vous revenez avec difficultés (ouf).Elle a bousillé votre côté gauche, notamment votre œil, votre bras et votre jambe (sans parler de votre nouveau manteau), elle a bousillé votre sens de la réflexion puisque vous êtes éteinte (notez qu’après votre réveil ce sera pire puisque vous parlerez anglez, prétendrez être née en 1912 (comme le Titanic), ne vous souviendrez plus des couleurs, des noms des fruits (et des légumes aussi d’ailleurs), des amis, enfants, collègues, patrons, chats et aurez même oublié avoir mis un jolie cuisine (que vous trouverez moche)), elle a aussi bousillé votre cerveau. 

 Bref, tout ça peut paraître rigolo mais ça ne l’est pas du tout, quand vous sortez de deux semaines de coma entre la vie et la mort, que vous êtes incontinente, attachée sur votre lit, ou sur votre fauteuil roulant, que vous croisez des gens comme vous (ou pires, ou mieux, c’est selon), que vous ne mangez que des panades et ne buvez que de l’eau épaissie, et que vous avez perdu tout notion du temps (ça c’est sans doute mieux).

 Voilà la première peine, pendant que celle qui vous a infligé ça culpabilise (on peut rêver) juste le temps de chanter « j’y pense puis j’oublie, c’est la vie c’est la vie ». Car oui, sa vie continue comme avant, chez elle, avec sa famille, son job, ses collègues, son mari, bon j’extrapole, je ne connais rien d’elle, ne me souviens même pas de sa tête quand elle s’est dit (j’extrapole que je dis) « oh m… y’avait quelqu’un ! » 

 Bon, Taratata est fini, suite demain…

(Merci à ma sœur qui m’a fait penser à cela, et m’a donné envie d’écrire ce billet – je ne remercie par mes chats qui ont été insupportables et ont fait tomber mon téléphone que je ne retrouve pas, et ça continue en plus, sales bestioles…)

Edit :

en cherchant mon téléphone, j'ai vu un truc blanc retourné et trouvé ceciiiiiiiiiiiiiiiiiii (bon c'est pas un téléphone, mais c'est joli)

 J’écris ceci en regardant Taratata, l’émission (que j’ai enregistrée) fêtant le retour du concept, et me disant que j’aurais pu louper cela si j’étais décédée.

 Si elle m’avait tuée.

 Car c’est bien de cela dont il s’agit : la double peine dans mon pays où l’on vit si heureux… quand on n’a pas un big problem.

 Pourquoi « double peine » me direz-vous ?

 Réfléchissez…

 Non, je rigole, je vous explique, car je n’y avais jamais pensé avant de le vivre.

 La première peine, bien sûr la plus « délicate » (pour ne pas dire « la plus merdique »), c’est l’accident : vous allez sans le vouloir vers votre funeste destin (c’est là qu’on sanglote), écrire au cours, avec votre nouveau manteau qui vous va super bien, votre nouveau sac, vous avez programmé Le père Noël est une ordure à la TV sur le Voocorder pour le regarder à votre retour en mangeant vous avez oublié quoi, après avoir enlevé vos fringues, que vous avez aussi oubliées (faisait-il froid ou soleil en ce 20 décembre ?) lorsque patatra paf poum hue, elle vous roule dessus. En fait non, vous avez un big trou de mémoire (et l’assistant social a dit que ça ne reviendra pas, vu le temps déjà passé) mais vous avez une bonne imagination. Donc, elle pense à ses achats de Noël (quand je vous dis que le Papa Noël est une ordure) lorsque paaaf, elle ne vous voie pas traverser sur le passage pour piétons pour aller à votre cours d’écriture, tout sourire que vous êtes (extrapolation - cf la suite de l'article), et repaaaaaaaaaf, elle vous expédie dans l’au-delà, d’où vous revenez avec difficultés (ouf).Elle a bousillé votre côté gauche, notamment votre œil, votre bras et votre jambe (sans parler de votre nouveau manteau), elle a bousillé votre sens de la réflexion puisque vous êtes éteinte (notez qu’après votre réveil ce sera pire puisque vous parlerez anglez, prétendrez être née en 1912 (comme le Titanic), ne vous souviendrez plus des couleurs, des noms des fruits (et des légumes aussi d’ailleurs), des amis, enfants, collègues, patrons, chats et aurez même oublié avoir mis un jolie cuisine (que vous trouverez moche)), elle a aussi bousillé votre cerveau. 

 Bref, tout ça peut paraître rigolo mais ça ne l’est pas du tout, quand vous sortez de deux semaines de coma entre la vie et la mort, que vous êtes incontinente, attachée sur votre lit, ou sur votre fauteuil roulant, que vous croisez des gens comme vous (ou pires, ou mieux, c’est selon), que vous ne mangez que des panades et ne buvez que de l’eau épaissie, et que vous avez perdu tout notion du temps (ça c’est sans doute mieux).

 Voilà la première peine, pendant que celle qui vous a infligé ça culpabilise (on peut rêver) juste le temps de chanter « j’y pense puis j’oublie, c’est la vie c’est la vie ». Car oui, sa vie continue comme avant, chez elle, avec sa famille, son job, ses collègues, son mari, bon j’extrapole, je ne connais rien d’elle, ne me souviens même pas de sa tête quand elle s’est dit (j’extrapole que je dis) « oh m… y’avait quelqu’un ! » 

 Bon, Taratata est fini, suite demain…

(Merci à ma sœur qui m’a fait penser à cela, et m’a donné envie d’écrire ce billet – je ne remercie par mes chats qui ont été insupportables et ont fait tomber mon téléphone que je ne retrouve pas, et ça continue en plus, sales bestioles…)

Edit :

en cherchant mon téléphone, j'ai vu un truc blanc retourné et trouvé ceciiiiiiiiiiiiiiiiiii (bon c'est pas un téléphone, mais c'est joli)