J’aimerais te savoir près de moi, T’entendre me rassurait. Les mots seraient comme un baume, Et je n’aurais plus peur… Mais seul le silence répond à mon appel ! Alors je poursuis ma route, En cherchant de nouveaux repères. Mais sans toi rien n’est plus pareil ! Même l’écriture me trahit ; Elle m’abandonne Et me laisse me débrouiller avec mon chagrin. Elle ne sait que me renvoyer des mots tristes, Sans saveur… Mes doigts courent sur le clavier de l’ordinateur, Feignant des débuts de phrases, Mais c’est ta peau qu’ils cherchent…
Texte © Marie-Laure Bigand
