Merci pour…

Publié le 09 mai 2016 par Stella

… un grand moment de justice cet après-midi au Palais de Justice de Paris. Convoquée pour les appels que j’ai formés concernant la mise sous tutelle et curatelle de mes parents avec mandataire extérieure, je suis arrivée devant le Palais vers 13h 20 alors que j’étais convoquée à 13h. Mal m’en a pris, la mandataire de justice de mes parents  était déjà entrée, et elle doit avoir un sacré entregent, parce qu’il semble qu’on l’ait fait passer tout de suite. Pendant ce temps-là, j’étais coincée dans la queue des gens qui sont convoqués à une audience, devant le Palais, qui contrairement à ce qu’on pourrait penser, n’est pas du tout prioritaire. Il y a une queue spécifique pour dire qu’on tient compte des convocations, mais les personnes convoquées entrent dans le Palais au même rythme que les touristes.

Je suis arrivée en haut de l’escalier vers 13h45, la salle était au rez-de-chaussée. Je n’en ai pas vu sortir la mandataire de justice de mes parents, elle était probablement repartie pendant qu’on me maintenait dans la queue. Après mon arrivée dans la Galerie marchande, devant la salle 1K01, il m’a fallu encore un quart d’heure pour comprendre que je devais signaler ma présence à la greffière entre deux groupes de personnes qui ressortaient de l’audience, non publique. Je me suis excusée auprès de la greffière pour mon retard, qui m’a dit que ce n’était pas un problème. Et puis quand j’ai donné mon nom, c’est devenu un problème (c’est moi, le problème!) La greffière est venue me chercher une heure après, je pouvais entrer dans la salle d’audience.

Pour entendre que c’était trop tard, que la mandataire était là à l’heure, elle, et que j’avais en quelque sorte, passé mon tour pour la justice. Je n’ai même pas pu déposer, exposer mes arguments, ou quoi que ce soit. Quand à mes parents, qui n’avaient reçu leur convocation que vendredi dernier, par mes soins, car la mandataire de justice ne leur fait pas suivre leur courrier en maison de retraite, « ils n’avaient qu’à écrire » à la juge. J’ai protesté qu’ils n’avaient même plus de quoi acheter un timbre (on leur a pris leurs comptes, ils n’ont pas d’argent liquide, sont enfermés en maison de retraite en pleine campagne, et leurs biens sont enfermés dans un box), mais j’avais un mur en face de moi. Il n’était en clair pas question que cet appel soit jugé, si je n’étais pas d’accord, je n’avais qu’à m’adresser à la juge des tutelles, qui n’a cure de ce que je lui écris. Désespérant.

J’avais été escortée en chemin, prise en charge dès mon départ de mon domicile, par une brigade féminine africaine. On savait parfaitement où j’étais et à quelle heure.

Ce matin, vers 8h45, j’ai appelé France Inter, dans l’émission de Patrick Cohen. Il y avait François Fillon en invité, j’ai posé la question de l’indépendance de la justice, en expliquant que mes recours en justice étaient systématiquement manoeuvrés, que comptait-il faire à ce sujet s’il arrivait à la présidence de la République? Ma question n’a pas été diffusée, c’est bien dommage, j’aurais beaucoup aimé entendre un politique de premier plan y répondre et s’exprimer sur cette question.