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le vrai faux-mariage / the mock marriage English versio...

Publié le 27 juin 2008 par Ohlebeaujour
le vrai faux-mariage / the mock marriage English version below

Eté 1997

C’était l’époque où Babby et toute la clique du centre de loisirs où je travaillais faisions des bringues du tonnerre (chansons, déguisements, strip-teases, surprises… j’ai le souvenir d’avoir bavardé avec une amie jusqu’au bout de la nuit, perché sur la branche d’un arbre). La joie coulait à flot.

Un soir, je lance une idée. Pourquoi nous n’organiserions pas un mariage ? Avec tout le folklore qui va avec, et sans les emmerdements. Un vrai-faux mariage où nous inviterions seulement ceux dont nous souhaitions la présence. Qui marier ? Le con qui propose l’union sacrée, pardi !

Et c’est parti pour les préparatifs, les invitations et tout le barda. La municipalité nous prête la salle des fêtes (sans savoir ce que nous y ferions). Nous décidons de demander aux convives de participer aux frais. Pour la modique somme de 50 francs, nous avions la boisson et un repas pantagruélique (mijoté avec amour par la maman d’un ami). 60 invités triés sur le volet. Et une personne à qui nous avions fait croire qu’il s’agissait d’un authentique mariage.

Il faut dire que tout était là pour faire illusion. La jonchée, l’adjoint au maire drapé de son écharpe tricolore, les carnets de famille, le registre et tout et tout. J’avais demandé à ce que l’on s’habille « extravagant ». Imaginez la tête des gens lorsqu’ils nous ont vus défiler dans les rues du village. A mes parents : « venez ! je ne risque pas de me marier pour de vrai de sitôt. »

La mariée et moi n’avions pas 2 témoins, mais 15 chacun. Et les âneries que l’adjoint a docilement débitées (nos vraies-fausses professions, adresses, renseignements tous plus farfelus les uns que les autres). A ma plus grande surprise, l’émotion m’a cueilli. C’était du faux. Mais la fête, l’amitié, les rires, la complicité, étaient réels.

Quelques années plus tard, nous avons su que l’adjoint au maire s’était fait taper sur les doigts pour avoir participé à cette mascarade.

la musique que nous avions choisie pour la marche nuptiale / the song we chose for the wedding march

The mock marriage

Summer 1997

It was the time when Babby and the clique of friends with whom I worked at the leisure centre organized the greatest parties ever (songs, dressing up, strip-teases, surprises… I remember having discussed until the wee hours of the morning, perched up on a tree branch). Joy flowed freely.

One night, I came up with an idea. Why not organizing a marriage? With all the razzmatazz that comes with it, and without the damned hassle. A mock marriage where we’d only invite the people we wanted to be there. But whom to marry? The schmuck who had the idea.

And so we began preparing everything, the invitations and all the stuff. The municipality lent us the village hall (without knowing what we’d do inside). We decided to ask the guests 50 francs with which we managed to have the drinks and a pantagruelian dinner (cooked with love by a friend’s mum). 60 hand-picked guests. And one person we made believe until the end it was an authentic marriage.

I must admit everything gave the illusion it was a real one. The swath (the path made of flowers petals), the deputy mayor and his blue, white and red sash, the official papers and all. I had asked everyone to dress up in fancy clothes. Just imagine the faces of the people when we walked in the village streets. I had told my parents: “Come! There’s no chance I’ll ever get married.”

The bride and I didn’t have two witnesses but 15 each. And the foolish declaration the deputy mayor kindly stated (our fake professions, addresses, eccentric information…) To my astonishment, I was moved. Everything was false. But the party, the friendship, the laughs, the complicity, were real.

A few years later, we learned that the deputy mayor had got bawled out because he had participated in this masquerade.


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