propos ascétiques XV

Publié le 03 juillet 2008 par Moinillon
Lorsque l'on commence à ressentir toute la richesse de la charité divine, on commence aussi, du même coup, à aimer son prochain dans la perception spirituelle. Car telle est la charité dont parle toute l'Ecriture. En effet, les liens de l'amitié selon la chair se défont à la moindre occasion : ils ne sont pas noués par la perception spirituelle. C'est pourquoi, même s'il se produit quelque irritation dans une âme où Dieu agit, le lien de l'amour ne se défait pas pour autant, car dans la chaleur de son amour pour Dieu, elle s'enflamme à nouveau et ne tarde pas à revenir au bien et à rechercher, avec une grande joie, l'amour du prochain, quelle que soit la gravité de l'outrage ou du tort qu'elle a subi de sa part. Dans la douceur de Dieu se consume toute l'amertume du différend.
Saint Diadoque de Photicé : Les propos ascétiques. Cent chapitres.