Macron 1er et son « Archimignon »

Publié le 25 juillet 2018 par Georgezeter

L'Histoire, même la petite aurait tendance à se répéter de manière dramatique ou souvent comique.. En lisant sur le blog de Marie Petitot à propos du roi Henri III: Les mignons d'Henri III, bras armés du Roi, je n'ai pu m'empêcher de voir de fortes similitudes entre la manière dont ce roi de France du 16eme siècle fonctionnait, et celle de notre président roi Macron 1 er - dit " l'Elu "... Ces deux souverains ont cette même volonté à favoriser certains hommes, ceux que l'on appelaient en ces temps lointains les " mignons ". Mais le terme mignon à l'époque signifie simplement " favoris " (on disait parfois " mignon de couchette " pour désigner un amant). Aujourd'hui ils sont appelés garde du corps, responsable de la sécurité, chargé de sécurité, conseiller, ministre, député de la majorité et autres titres ronflants.

Le roi aime impressionner ses sujets et organise des fêtes somptueuses. Le souverain offre également d'importantes sommes d'argent, en récompense, aux serviteurs les plus zélés. Toutes ces dépenses, fortement critiquées ne manquent pas d'approfondir la dette du Royaume mais, pour le roi, qui n'hésite pas à emprunter d'importantes sommes.

Qu'Henri III ait été entouré de favoris n'avait rien de surprenant. C'était une habitude, chez les régnants, de distinguer des hommes (presque toujours d'extraction modeste), et de les élever en leur accordant toute confiance et de les combler d'honneurs et de richesses. Des fameux " mignons d'Henri III " subsiste l'image de beaux éphèbes enrubannés, froufroutants et parfumés. Des grands coquets délicats qui, dans le sillage du Roi leur maître, s'adonnent à la débauche et aux plaisirs. Bon, là, je vous l'accorde nous sommes à coté... Parce que Alexandre Benalla, Vincent Crase, Maxence Creusat, Philippe Mizersky et l'inénarrable Gérard Collomb, et autres " courtisans élyséens " en " beaux éphèbes enrubannés, froufroutants et parfumés " c'est pas du tout ça, on serait plutôt dans le genre racails mal dégrossies, fonctionnaires dévoyés et pétochards ou politiques blanchis sous le harnais ; Comme qui dirait : autre temps autre " look ". Ce que ces " mignons " ont en commun avec 4 siècles et demi de distance c'est que sous leurs dehors élégants, policés, les mignons sont de véritables spadassins, parfois de fins politiques, d'une fidélité indéfectible. Il faut savoir qu'un spadassins pouvait aisément se battre en duel ou poignarder au coin d'une rue sombre ou s'occuper de tractations louches. C'était les hommes des basses besognes, des coups tordus diront-on aujourd'hui, des hommes de l'ombre.

Quant à Henri III, de tous nos Rois, il est celui dont la réputation d'homosexualité est la moins justifiée, et fait partie de ceux dont la personnalité est la plus complexe.
Tient-tient... Rappelez vous des bruits de caniveaux courant sur la supposée homosexualité de Macron 1 er, et aussi sur sa " pensée complexe " ...

Concernant son mariage, l'épouse d'Henri, Louise de Lorraine il l'aime avec sincérité, ils forment d'ailleurs un couple uni et particulièrement soudé. Mais ce souverain a besoin d'une " symbiose spirituelle ". Henri s'entoure d'hommes sûrs , de sa génération, issus de familles nouvelles, qu'il sait dévoués à sa cause. Les mignons fidèles à leur maître, , ses conseillers politiques et même ses agents d'exécution. C'est ce qu'il recherche chez ses favoris, et c'est pourquoi il ne peut s'en passer : toute sa vie se tiendront à ses côtés entre deux et six mignons , l'un cédant la place à l'autre au gré de la politique et des affections (ou caprices) du roi. Pour ces hommes qui acceptent de lui rendre l'inconditionnelle affection (et fidélité) qu'il leur voue, il bouleverse la hiérarchie nobiliaire, les comblent de faveurs, de présents, d'honneurs... Il ne manque que les voitures de fonction, les passes pour entrer à l'assemblé nationale, les ports d'arme et la descente des champs Elysée avec l'équipe de France de foot...

Henri III, pour eux, ne fera jamais les choses à moitié ! Ne confie-t-il pas à Villeroy dans un billet datant de mai 1579 : " Ce que j'aime, c'est avec extrémité " ?

Par goût du raffinement, mais aussi de l'ordre autour de sa personne, Henri III est à mettre en pratique un véritable rituel de Cour : c'est la fameuse " Etiquette " qui prend forme, et que portera à son paroxysme Louis XIV. Henri III comprend qu'elle confère majesté à la personne royale et légitimité à son pouvoir. De quoi rester à défaut de l'être de son royaume, où les rivalités font rage. Conformément à cette Etiquette, " ceux qui le servent au plus près se doivent d'appartenir à la plus haute noblesse " : il va donc les combler de faveurs, de titres afin qu'ils correspondent aux critères de la cour.

Ce souverain aspire à , et il y met l'énergie du désespoir. " Aimez-moi, aimez-moi autant que je vous aime ! ". C'est un cri du cœur...

Dans la dernière moitié de son règne, Henri III s'entoure de deux hommes dont l'ascension va être prodigieuse. Ils raflent toutes les faveurs, ont les oreilles du maître, à qui ils vouent une indéfectible loyauté. A tel point qu'ils sont surnommés les archimignons. Qui sont-ils ? Ce n'est plus très important, mais sachez que Macron 1er a répété sans le savoir le syndrome de " l'archimignon " avec " son " Alexandre Benalla.

J'espère que Macron 1er ne finira pas son existence tel Henri, qui fut poignardé par un moine alors qu'il déféquait...

N'y voyez pas malice, mais je dois dire que la comparaison est frappante, à cependant un " détail " près. Henri III fut ce qu'il fut par la grâce de dieu, quant à Macron 1 er, il est ce qu'il est (temporairement) ben...Par la grâce du suffrage universel.

Nombreuses reprises du texte de : Marie Petitot

http://plume-dhistoire.fr/les-mignons-henri-iii-bras-armes-du-roi/