One, two, three, four...

Publié le 10 août 2008 par Willb77

La règle de quatre   IAN CALDWELL DUSTIN THOMASON

Je me suis procuré ce roman initialement pour sa couverture soignée (merci mister marketing). Son aspect donc. C’est un argument comme un autre pour un achat d’impulsion.

Le sceau en bas à droite donne un certain cachet moyenâgeux et précieux. Un grimoire aux symboles magiques. Cela nous assoit dans une ambiance propice à l’érudition et à l’introspection historique.

Le titre maintenant.

Enigmatique au possible. Car à l’image d’un manuscrit antédiluvien se superpose des flash-backs plus récents : des classes surchauffées où vous vous teniez le torse face à une assemblée d’enfants voraces et moqueurs à débiter cette litanie approximative : un fois deux, deux, deux fois deux, quatre, trois fois deux, six …

Les tables de multiplication, les règles de calculs mentaux. Un cauchemar car une obligation.

Il est l’heure de prendre une revanche en dévorant sciemment ce pavé démoniaque.

Mais trêve de digressions psychophilosophiques. Retournons cette édition de poche en quête de nouveaux renseignements. J’adore cette phase d’observation et de palpation.

Y figurent en 4eme de couv’ deux avis éminents…

L’un en provenance du magazine « l’express » (ok) et le second de (oh non) Gala !

LA référence littéraire. Je me prosterne.

Les critiques sont dithyrambiques vous pensez bien. Quelques extraits : « rêver, quête hypnotique, intrigue fascinante, … »

J’avoue que c’est là que le doute a commencé à s’immiscer subrepticement en moi. Comme le poison de la Belladone dans l’organisme d’un condamné. Brrrrr.

Ce qui termina le processus de préjugement (néologisme ?) fut la lecture de cette phrase en dessous du résumé :

« PERCEZ LES MYSTERES DU PLUS BEAU LIVRE DE TOUS LES TEMPS »

Trop c’est trop.

La peinture qui recouvre ce mur est bien trop fraîche, que cachez-vous derrière ?

A mon immense regret, j’étais dans le vrai.

Tour d’abord, il est très difficile de s’immerger dans le récit. Disons que nous restons à la surface les deux cents premières pages (la moitié).

Puis nous plongeons pour découvrir des personnages ternes et alambiquées et des reliefs peu marqués sur fond de complot et de paranoïa de pacotille.

On a le sentiment poisseux de d’éplucher un sujet de thèse fort bien documenté, certes, mais privé d’âmes.

Dommage.

L’explication se trouve peut-être dans l’inexpérience du duo d’auteurs (1er roman). De plus, ce titanesque travail d’archive s’est étalé sur 4 ans. Trop de relectures tuent la spontanéité et donc le réalisme (règle à retenir).

Le véritable héros de cette aventure est une relique, un manuscrit antiques issu de La Renaissance : l’hypnertomachia Poliphili.

Il contiendrait la clé d’un immense trésor de connaissances : des peintures de maîtres, des sculptures, des tablettes d’argiles, des écrits de philosophes, inventeurs, savants révélant l’évolution du savoir et le cheminement de la pensée et du génie humains depuis les origines.

D’une valeur inestimable donc et cible de convoitises.

4 étudiants s’évertuent à résoudre les différentes énigmes qui jonchent le « songe de poliphile » et y parviennent.

Ce succès laissera quelques homicides, dégradations de biens privés et publics, diffamation et au final une rupture d’amitié.

Un champ de bataille concret et abstrait.

Je reste donc sur ma faim.

Voici les notes attribuées par le jury suprême de la Will’s Academy :

Si vous êtes…

Un lecteur classique : 2 sur 5

Un fan du Da Vinci Code : 3 sur 5

Un historien de profession : 4 sur 5

Sévère ? Non.

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