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Affaire dany leprince : les medias en parlent

Publié le 18 juin 2010 par Caspersky

Les médias en parlent et corrigent la manière dont ils avaient traité le sujet en 1994.
Oui à l’époque, D.Leprince était le “boucher de la sarthe”…
mais il faut bien vendre…

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Le 17 juin, la commission de révision examinera la requête de Dany Leprince

Justice vendredi 28 mai 2010

La commission de révision des condamnations pénales examinera le 17 juin la requête déposée par Dany Leprince, condamné le 16 décembre 1997 à la réclusion criminelle à perpétuité (avec 22 ans incompressibles), pour les meurtres de son frère, de sa belle-sœur et de deux de ses nièces en septembre 1994 àThorigné-sur-Dué (Sarthe).

Détenu à la centrale de Poissy (Yvelines), il a toujours clamé son innocence et saisi la commission de révision afin de faire annuler sa condamnation. En avril 2006, celle-ci a ordonné un supplément d'information et désigné un magistrat pour superviser une nouvelle enquête. Ce sont ces nouveaux éléments qui seront examinés par la commission le 17 juin. La décision devrait être mise en délibéré. La commission devra décider ou non de saisir la Cour de révision, seule habilitée en France à annuler les condamnations pénales. Depuis quinze ans, sa famille, ses amis, des comités de soutien, l'aident dans son combat.

AFFAIRE DANY LEPRINCE : LES MEDIAS EN PARLENT

Requête en révision: Dany Leprince fixé sur son sort le 1er juillet

(AFP)

PARIS — Incarcéré depuis 16 ans, Dany Leprince saura le 1er juillet s'il a une chance de voir examinée par la Cour de révision sa requête visant à faire annuler sa condamnation à perpétuité pour un quadruple meurtre familial dans la Sarthe en 1994, a-t-on appris jeudi auprès de son avocat.

Lors d'une audience à huis clos, la commission de révision des condamnations pénales a examiné jeudi matin la requête en révision déposée par Dany Leprince et mis sa décision en délibéré à deux semaines.

L'avocat du condamné, Me Yves Baudelot, s'est refusé à livrer des précisions. "Les enjeux sont trop importants", s'est-il borné à déclarer, avant de quitter le palais de justice.

Dany Leprince a été condamné le 16 décembre 1997 par la cour d'assises de la Sarthe à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, pour les meurtres de son frère, de sa belle-sœur et de deux de ses nièces en septembre 1994 à Thorigné-sur-Dué.

Seule Solène, 2 ans, avait miraculeusement échappé à la tuerie.

Détenu à la centrale de Poissy (Yvelines), Dany Leprince, qui a toujours clamé son innocence, a saisi la commission de révision. En avril 2006, celle-ci a ordonné un supplément d'information et désigné un magistrat pour superviser une nouvelle enquête.

Les avocats de Dany Leprince demandaient notamment l'analyse des ADN relevés sur un couteau et réclamaient de nouvelles auditions de témoins.

Ce sont les résultats de cette enquête qui ont été examinés jeudi par la commission, durant près de quatre heures d'audience.

Le 1er juillet, la commission pourra soit rejeter la requête de Dany Leprince, soit saisir la Cour de révision, seule habilitée en France à annuler les condamnations pénales.

Si elle était saisie, la Cour de révision pourrait ensuite rejeter la requête de Dany Leprince, décider d'un nouveau procès ou annuler purement et simplement sa condamnation.

Accusé par sa femme et sa fille, dans des versions qui ont varié, Dany Leprince avait avoué en garde à vue le meurtre de son frère, avant de se rétracter.

Mais au gré d'une contre-enquête, le comité de soutien de Dany Leprince a depuis mis au jour de nombreuses incohérences et se dit convaincu de l'innocence du Sarthois.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.

AFFAIRE DANY LEPRINCE : LES MEDIAS EN PARLENT 

Condamné à vie, Leprince tente la révision

Les avocats de Dany Leprince tenteront aujourd’hui de convaincre la commission de révision de rouvrir le dossier de leur client incarcéré depuis 16 ans pour un quadruple meurtre familial dans la Sarthe en 1994. Dany Leprince a été condamné le 16 décembre 1997 par la cour d’assises de la Sarthe à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, pour les meurtres de son frère, de sa belle-sœur et de deux de ses nièces en septembre 1994 à Thorigné-sur-Dué. Seule Solène, deux ans, avait miraculeusement échappé à la tuerie. Lors d’une nouvelle enquête a été demandée l’analyse ADN de cheveux retrouvés dans la main d’une des victimes. Ce sont ces expertises qui devraient être examinées par la commission aujourd’hui.

AFFAIRE DANY LEPRINCE : LES MEDIAS EN PARLENT

La dernière "chance" de Dany Leprince

Sandrine Briclot 17/06/10 à 07h25

La commission de révision des condamnations pénales examine aujourd’hui la requête de Dany Leprince, jugé coupable du quadruple meurtre de Thorigné-sur-Dué Dany Leprince © SIPA AFFAIRE DANY LEPRINCE : LES MEDIAS EN PARLENT
Cela fait treize ans que Dany Leprince, 53 ans, attend cette audience, à laquelle il ne participera pourtant pas, reclus dans sa cellule de la centrale de Poissy (Yvelines). Depuis sa condamnation en 1997 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans, cet ancien employé d’un abattoir de la Sarthe vit dans l’expectative que son dossier soit rejugé – la possibilité de faire appel contre les décisions des cours d’assises date de la loi du 15 juin 2000. Et, ce jeudi, à huis clos, les défenseurs de Leprince vont plaider sa cause devant la commission de révision des condamnations pénales. A l’issue d’un délibéré qui pourrait durer quelques semaines, celle-ci décidera si elle saisit la cour de révision, seule habilitée à annuler les condamnations, comme elle vient de le faire dans les affaires Loïc Sécher et Marc Machin. Et, peut-être, ouvrir ainsi la voie à un nouveau procès.

Mes Jean-Denis Bredin et Yves Baudelot ont quelques billes dans leurs poches, voire des calots, pour justifier la réouverture des débats. Absence de preuves matérielles ou génétiques mettant en cause leur client ; empreinte de chaussure non identifiée, et ne pouvant correspondre à la pointure du condamné, découverte sur le lieu du crime ; ADN déclaré, quatorze ans après les faits, « compatible » avec celui de Martine, première femme – et principale accusatrice – de Dany Leprince ; témoignages de proches, recueillis plusieurs années après le procès, exonérant « le boucher » ; aveux « extorqués » du suspect lors de sa garde à vue chez les gendarmes ; scellés détruits ou perdus, puis retrouvés – dont une poignée de cheveux découverte dans la main d’une victime ; emploi du temps difficilement compatible – Leprince aurait massacré quatre personnes en trois minutes et six secondes…

Incohérences et éléments nouveaux

Les pénalistes vont également s’appuyer sur un dossier clé, celui instruit durant plus de trois ans par la présidente de la commission de révision des condamnations pénales, Martine Anzani, et sur une contre-enquête, menée par Roland Agret, président de l’association Action-Justice, et le journaliste Nicolas Poincaré (*). Y sont pointés les incohérences de l’instruction, à l’époque du drame, et ces nombreux éléments nouveaux.

Dany Leprince, bien évidemment, attend beaucoup de cette dernière audience. Lui, par les voix d’un comité de soutien très actif et de sa nouvelle femme Béatrice, épousée en prison (lire ci-dessous), ne cesse de clamer son innocence. « Non », jure-t-il, il n’a pas rien à voir dans les crimes odieux qui ont été perpétrés le soir du 4 septembre 1994, à Thorigné-sur-Dué (Sarthe). Ce dimanche-là, son frère Christian, sa belle-sœur Brigitte et deux de leurs filles, Sandra et Audrey, âgées de 6 et 10 ans, avaient été massacrés au couteau et à la feuille de boucher. Seule la petite Solène, âgée de 2 ans, avait été épargnée par le ou les assassins. Retrouvée indemne et propre, comme si elle avait été baignée, dans sa chambre, l’enfant, aujourd’hui âgée de 18 ans, est l’énigme de ce dossier.

(*) Condamné à tort, l’affaire Leprince, éd. Michel Lafon, janvier 2008.

Béatrice Leprince : “Tout ce qui est caché remonte un jour à la surface”

Propos recueillis par Sandrine Briclot 17/06/10 à 07h24

Béatrice, médecin en Aquitaine, a épousé Dany Leprince en 2008. C’est après la diffusion d’une émission télévisée que cette femme, aujourd’hui âgée de 55 ans, et mère de deux enfants, s’est persuadée de l’innocence du condamné à perpétuité. Depuis, elle a choisi de se battre à ses côtés pour sa réhabilitation.

France-Soir - C’est aujourd’hui un moment important pour votre mari, Dany Leprince, puisque la commission de révision des condamnations pénales examine sa requête…
Béatrice Leprince - Oui, d’autant que cette requête s’appuie sur la base d’éléments nouveaux, non connus au moment du procès de 1997.

F.-S. Un second procès permettrait-il, selon vous, de faire toute la vérité sur ces crimes, malgré l’absence de certains scellés, détruits ou égarés ?
B. L. La seule possibilité pour Dany de voir son innocence reconnue est de comparaître de nouveau devant les assises. Et que la justice fasse enfin toute la lumière sur ce drame.

F.-S. Des pièces qui n’ont pas été exploitées pourraient-elles l’être aujourd’hui ?
B.L. Il faut appliquer aux cold cases le principe de l’archéologie : « Tout ce qui est caché remonte un jour à la surface. » Il faut chercher ce qui peut être exploitable.

F.-S. Comment votre mari vit-il sa détention depuis treize ans et occupe-t-il ses journées ?
B. L. Mon époux vit dans l’espérance que son innocence sera établie. Il a toujours travaillé en détention, ce qui lui donne les moyens financiers de communiquer avec ses amis et moi-même. Nous nous téléphonons tous les jours.

F.-S. Dans quel état psychologique le trouvez-vous lorsque vous le visitez à Poissy ?
B. L. C’est un homme exceptionnel de gentillesse et d’humour qui arrive à survivre grâce à son ironie.

F.-S. A-t-il encore l’énergie de se battre ?
B. L. Dany reste très vigilant concernant toutes les avancées de la procédure. Il se renseigne auprès de ses avocats qui sont très impliqués pour le défendre.

F.-S. Et vous-même ?
B. L. J’ai suivi un DU (diplôme universitaire, NDLR) de criminalistique pour pouvoir l’aider ainsi que ses avocats, Mes Jean Denis Bredin et Yves Baudelot, car l’affaire est très complexe.

F.-S. Le jour de votre mariage, vous avez envoyé une demande de grâce au président Sarkozy. Cette requête est restée lettre morte mais vous a-t-il néanmoins répondu ?
B. L. Le président Sarkozy m’a fait savoir par l’un de ses conseillers « qu’il prenait attentivement connaissance de mes préoccupations concernant mon époux et qu’il suivait avec une attention soutenue l’évolution du dossier ».

F.-S. Dany Leprince bénéficie du soutien inconditionnel de sa famille et de ses amis, mais également d’inconnus…
B. L. Les amis de Dany, qui lui écrivaient dès 1994, se sont organisés au sein d’un premier groupe de soutien, fondé en 2002 par sa maman, Renée, sa filleule et sa nièce. Après son suicide, le comité a été rebaptisé « Renée Leprince », en sa mémoire. Puis, l’Association des amis de Dany a été créée pour rassembler les sympathisants à sa cause, la faire connaître tout en continuant à lui apporter un soutien direct, en lui écrivant et en lui rendant visite (*).

(*) www.affaireleprince.com

SUD OUEST

Béatrice Leprince : « Le meilleur est à venir »

En 2008, Dany Leprince s'est marié en prison avec Béatrice, un médecin bordelais. Témoignage

Béatrice Leprince : « Le meilleur est à venir »

Porter le nom d'un homme qui a été condamné pour un crime épouvantable ne vous a jamais fait peur ?

Si je veux parler en son nom, il faut que je porte son nom. S'exprimer comme une simple amie, cela n'aurait aucun poids. Pour moi, c'est un engagement total.

Quand avez-vous appris l'existence de Dany Leprince ?

En 2007, en regardant à la télévision l'émission « Secrets d'actualité ». En découvrant cet homme, j'ai tout de suite eu un déclic. J'ai vu quelqu'un qui ne savait pas se défendre, qui était broyé et écrasé par l'énorme machine judiciaire et à qui on n'avait laissé aucune chance. J'ignorais tout de cette affaire. En 1997, lorsqu'il avait comparu devant la cour d'assises de la Sarthe, on était en plein procès Papon à Bordeaux. Cela l'avait totalement éclipsé.

Comment votre relation s'est-elle nouée ?

Je lui ai écrit en prison. Il m'a répondu tout de suite, avec un humour féroce. « Docteur, je ne suis pas malade, je n'ai pas besoin de vos soins mais de photocopies ! » On a commencé une correspondance et, peu à peu, on a sympathisé à distance. En novembre 2007, je l'ai rencontré au parloir pour la première fois. Le courrier, le téléphone, c'est une chose. Mais, là, je le voyais en vrai. Quel choc !

Un choc réciproque ?

Oui. J'ai tout de suite été émue par la situation dans laquelle il se débattait. Être frappée par une telle injustice et ne rien pouvoir faire. Après tant d'années, que quelqu'un puisse s'intéresser à lui, il n'en revenait pas. Il a craqué en me voyant.

C'est un homme exceptionnel qui avait perdu tous ses moyens. À l'époque, pour clamer son innocence, il avait décidé de rester nu dans sa cellule. Depuis plusieurs mois, il n'en sortait plus. Il était blanc comme un cachet d'aspirine, avait du mal à marcher. J'ai tout de suite fait stopper cette action qui ne servait à rien et le coupait des amis qui lui restaient.

Ce fut le coup de foudre ?

Oui. L'amour peut naître un peu n'importe où. On s'est mariés trois mois plus tard, à la prison de Poissy. D'habitude, on s'unit pour le meilleur et pour le pire. Là, on a commencé par le pire. Le meilleur est à venir.

Comment vous êtes-vous persuadée de son innocence ?

C'est un homme d'une sensibilité extraordinaire qui ne supporte pas la vue du sang. Il a été mis sous pression pendant sa garde à vue. Et il n'a pu faire face aux accusations hallucinantes portées contre lui.

Notamment par son ex-femme qui, la nuit du drame, a pourtant fait une grande lessive sans que les enquêteurs cherchent vraiment à savoir pourquoi. Hélas, c'est souvent le premier qui accuse qui a raison, même s'il n'y a aucun élément matériel. Mais nous sommes en train de dévider l'écheveau. Je suis optimiste. Nous allons nous en sortir.

Bordeaux · justice

AFFAIRE DANY LEPRINCE : LES MEDIAS EN PARLENT

l'affaire Leprince, la commission de révision examine le dossier aujourd'hui. L'homme condamné à la perpétuité pour un quadruple meurtre clame son innocence

l'affaire Leprince, la commission de révision examine le dossier aujorud'hui. L'homme condamné à la perpétuité pour un quadruple meurtre clame son innoncence

Les avocats de Dany Leprince tenteront aujourd'hui de convaincre la « commission de révision » de rouvrir le dossier de leur client, Dany Leprince, incarcéré depuis 16 ans, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, pour les meurtres de son frère, de sa belle-sœur et de 2 de ses nièces.
Détenu à la centrale de Poissy, il a toujours clamé son innocence et il a saisi la commission de révision, pour tenter de faire annuler sa condamnation.
En avril 2006, celle-ci a ordonné un supplément d'information ; ses avocats ont demandé l'analyse ADN de cheveux retrouvés dans la main d'une des victimes.
Ce sont les résultats de ces expertises qui devraient être examinés, aujourd'hui, par la commission.
Mais les révisions de condamnations pénales restent rares en France : depuis 1945, six accusés seulement ont bénéficié d’un acquittement après un nouveau procès.

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Quadruple meurtre à Thorigné: Dany Leprince fixé sur son sort le 1er juillet

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JUSTICE - La commission de révision examinait ce jeudi un supplément d'information...

Dany Leprince saura le 1er juillet s'il a une chance de voir examinée par la Cour de révision sa requête visant à faire annuler sa condamnation à perpétuité pour un quadruple meurtre familial dans la Sarthe en 1994, a indiqué ce jeudi son avocat.

Le 5 septembre 1994, un couple et leurs deux filles aînées avaient été retrouvés dans un bain de sang, tués à la feuille de boucher, dans leur domicile familial à Thorigné-sur-Dué. Seule la petite dernière âgée de 2 ans, Solène, avait été épargnée. Il s'agissait de la famille Leprince. Les soupçons se portent rapidement sur Dany Leprince, le frère et l'oncle voisin.
 
Condamné le 16 décembre 1997 à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, ce dernier voyait sa demande de révision examinée ce jeudi. Détenu à la centrale de Poissy (Yvelines), Dany Leprince a toujours clamé son innocence et saisi la commission de révision afin de faire annuler sa condamnation. En avril 2006, celle-ci a ordonné un supplément d'information et désigné un magistrat pour superviser une nouvelle enquête.

Aveux à la 46e heure de garde à vue

Les avocats de Dany Leprince, Yves Baudelot et Jean-Denis Bredin, ont notamment demandé l'analyse ADN de cheveux retrouvés dans la main d'une des victimes. Ce sont les résultats de ces expertises qui devaient être examinés par la commission ce jeudi.
 
Accusé à la fois par sa femme et sa fille - mais dans des versions évolutives, selon ses avocats - Dany Leprince, aujourd'hui remarié, avait avoué à la 46e heure de garde à vue le meurtre de son frère, avant de se rétracter. Pour Roland Agret, président d'Action Justice qui lutte contre les erreurs judiciaires, le dossier ne tient pas. Contacté par la mère de Dany Leprince - laquelle s'est suicidée depuis - il a mené sa contre-enquête et bataillé ferme durant cinq ans durant pour démontrer l'innocence de Dany Leprince.

Plusieurs incohérences

Le dossier présente en effet plusieurs incohérences, comme le rappelle France Soir: un emploi du temps incompatible, une empreinte de chaussure qui ne correspond pas à la pointure du condamné, des témoignages de proches qui exonèrent l'ancien boucher plusieurs années après le procès et enfin des scellés détruits ou perdus, puis retrouvés, dont la fameuse poignée de cheveux. Surtout, quatorze ans après les faits, de l'ADN retrouvé est déclaré «compatible» avec celui de Martine, première femme de Dany Leprince.
 
Il reviendra donc à la commission de dire si elle saisit ou non la Cour de révision. Cette dernière pourra rejeter la requête de Dany Leprince, décider d'un nouveau procès ou annuler purement et simplement sa condamnation.
 
Ci-dessous, deux extraits du documentaire sur l'affaire Leprince diffusé sur Canal + en avril 2009:

Précédents:
Les révisions de condamnations pénales restent rares en France : depuis 1945, six accusés ont bénéficié d'une révision, décrochant finalement l'acquittement après un nouveau procès. Le 13 avril, la Cour a prononcé deux nouvelles révisions, celles de Marc Machin et de Loïc Sécher, mais les deux hommes doivent encore être rejugés par une cour d'assises avant de pouvoir être définitivement blanchis.

AFFAIRE DANY LEPRINCE : LES MEDIAS EN PARLENT

Actu-match | Jeudi 17 Juin 2010

Dany Leprince. L'espoir d'une révision prochaine

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Dany Leprince, surnommé le «tueur à la feuille de boucher», depuis qu'il a été condamné à perpétuité dans l'affaire du «drame de Thorigné-sur-Dué», sera bientôt fixé. La commission de révision des condamnations pénales va se pencher sur son cas ce jeudi, et décidera, à l'issue d'un délibéré qui pourrait durer quelques semaines, de saisir ou non la cour de révision.

Marie Desnos - Parismatch.com

Dany Leprince doit déjà sentir le grand air tant l’espoir d’une prochaine libération doit le hanter. Depuis 13 ans, cet homme aujourd’hui âgé de 53 ans, est détenu pour un quadruple assassinat qu’il dit ne pas avoir commis. Celui de son frère Christian, de sa belle-sœur Brigitte, et de deux de leurs filles, Sandra et Audrey. En mars 2006, il avait déposé une demande de révision, après neuf ans d'incarcération. Sa requête avait été acceptée et a conduit à la réouverture du dossier. Ce jeudi, la commission de révision des condamnations pénales va écouter les avocats du prisonnier, et, au vu des nouveaux éléments de l’enquête, décider de saisir, ou non, la cour de révision, qui seule pourra ensuite trancher sur le sort de Dany Leprince.

Retour à l’époque du carnage de Thorigné-sur-Dué (Sarthe). Le 5 septembre 1994, un collègue de Christian Leprince, étonné de l’absence du carrossier, se rend à son domicile et découvre l’horreur : les corps ensanglantés et mutilés de Sandra, dix ans, et de son père, Christian. Il alerte immédiatement les autorités, qui retrouveront aussi les cadavres de Brigitte et d’Audrey, âgée de six ans. En revanche, ils tombent non sans surprise sur la benjamine de la famille, Solène (2 ans) sagement enfermée dans sa chambre. Elle a mystérieusement échappé à la folie meurtrière.

Des incohérences et approximations

Très vite, Dany fait figure de suspect numéro un. D’abord car les enquêteurs excluent rapidement la thèse d’un rodeur/voleur. Le tueur est en effet entré dans la maison en toute discrétion, sans effraction, et malgré la présence d’un chien. Ensuite, l’arme du crime l’accable : une feuille de boucher –Dany travaille aux abattoirs tout proches de la Socopa, la nuit, pour arrondir ses fins de mois. Durant les interrogatoires, sa fille Célia finira par «lâcher» avoir vu son père frapper son oncle le soir du drame (leurs maisons étant voisines). Sa mère confirmera ces dires. Au bout de la 46e heure de garde-à-vue, le suspect avoue à son tour partiellement les faits dont il est soupçonné, avant de se rétracter peu de temps après sa mise en examen. Il affirme depuis avoir craqué sous la pression des policiers. Mais le contexte n’est pas pour dissiper les présomptions : l’agriculteur est sans le sous, contrairement à son frère ; et les policiers trouvent une reconnaissance de dette au nom de Dany Leprince chez la victime. Enfin, le dernier jour du procès, la nourrice de Solène témoignera à la barre les déclarations de la fillette: «Il est méchant Dany, il a fait ça à Yaya [Sandra] et à Yéyé [Audrey].» Un témoignage confirmé par la pédopsychiatre en charge de l’enfant à l’époque.

Le 16 décembre 1997, Dany Leprince est condamné par la cour d'assises de la Sarthe à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Mais ses défenseurs dénoncent une enquête-éclair et un procès inéquitable : ils parlent même d’un des plus grands fiascos judiciaires français. Pour la défense de leur client, Mes Jean-Denis Bredin et Yves Baudelot ont plusieurs arguments. D’abord le défaut de preuve tangible: ni trace ADN, ni même tâche de sang sur les vêtements de l’accusé/condamné…. Ensuite quelques incohérences ou du moins embryon de pistes: le seul ADN identifié sur les lieux est celui de…Martine, l’épouse dénonciatrice (qui a changé plusieurs fois de versions); en outre, une seule empreinte de chaussure a été relevée sur la scène du crime, or il s’agissait d’une pointure 41 tandis que Dany Leprince chausse du 45. Enfin, plusieurs documents sous scellé ont été détruits ou perdus, puis retrouvés, dont une poignée de cheveux découverte dans la main d’une victime. Roland Agret, président de l’association Action-Justice, qui lutte contre les erreurs judiciaires, a fait un livre de toutes ses approximations et autres éléments qui l’amènent à conclure de l’innocence de Dany Leprince («Condamné à tort, l’affaire Leprince», publié en janvier 2008 aux éditions Michel Lafon). Un comité de soutien, «Les Amis de Dany, a également été créé, rebaptisé «Renée Leprince» après le suicide de sa mère en juin 2007». C’est aujourd’hui sa nouvelle femme, Béatrice, qu’il a épousée derrière les barreaux en février 2008, qui en tient principalement les rennes.

Si la commission décide de saisir la Cour de révision -le délibéré pourrait durer quelques semaines- celle-ci pourra alors soit annuler la condamnation de Dany Leprince, soit décider d'un nouveau procès, ou alors rejeter purement et simplement la requête du quinquagénaire. La procédure de révision reste extrêmement rare en France: depuis 1945, six accusés ont bénéficié d'une révision, décrochant finalement l'acquittement après un nouveau procès. Mais le 13 avril dernier, la Cour a prononcé deux nouvelles révisions -celles de Marc Machin et de Loïc Sécher, qui seront toutefois rejugés. Béatrice, qui se consacre entièrement à la cause de cet homme depuis qu'elle a découvert son histoire en regardant l'émission «Secrets d'actualité» en 2007, garde espoir : «Tout ce qui est caché remonte un jour à la surface», a-t-elle déclaré dans les colonnes de «France Soir».

leParisien.fr

Dany Leprince fixé sur son sort le 1er juillet

18.06.2010, 07h00

Dany Leprince saura le 1 er juillet s’il a une chance d’obtenir la révision de son procès. Incarcéré depuis seize ans, il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 1997 pour les meurtres de son frère, de sa belle-sœur et de deux de ses nièces en 1994 à Thorigné- sur-Dué (Sarthe).

Après avoir avoué en garde à vue, Dany Leprince n’a cessé depuis de clamer son innocence. Il a ensuite saisi la commission de révision des condamnations pénales. En 2006, elle avait ordonné un supplément d’information.
Hier, la commission a examiné sa requête avant de mettre sa réponse en délibéré. Le 1er juillet, elle pourra soit rejeter sa demande, soit saisir la Cour de révision, seule habilitée à annuler les condamnations pénales. Les avocats de Leprince demandent notamment l’analyse des ADN relevés sur un couteau ainsi que de nouvelles auditions.

AFFAIRE DANY LEPRINCE : LES MEDIAS EN PARLENT Le Mans et sa région

Affaire Leprince : vers une révision ?

En février 2008, Dany Leprince épousait Béatrice en prison. Depuis, cette dernière se bat avec des dizaines de soutiens pour obtenir la révision de son procès.
En février 2008, Dany Leprince épousait Béatrice en prison. Depuis, cette dernière se bat avec des dizaines de soutiens pour obtenir la révision de son procès.

On saura dans moins de deux semaines si le dossier Leprince (1) va être ou non transmis à la Cour de révision en vue d'un nouveau procès. Le parquet général est favorable à une révision.

Les choses s'accélèrent. Après quatre ans d'investigations, la commission de révision des peines a annoncé hier que sa décision serait connue le 1er juillet. Soit moins de deux semaines après l'audience qui s'est tenue hier à huis clos à Paris. Présidée par Martine Anzani, l'audience a duré quatre heures, au cours desquelles Me Yves Baudelot a assuré la défense de Dany Leprince. À la sortie, il s'est refusé à tout commentaire. « Il y a trop d'enjeux. » 

On apprenait dans la soirée que le parquet général s'est déclaré favorable à une saisine de la Cour de révision. Un élément qui peut représenter un pas de plus vers un nouveau procès.

Des éléments nouveaux

Si la commission estime qu'au moins un élément nouveau l'autorise à transmettre le dossier à la Cour de révision (2) : trois possibilités s'ouvrent alors. Soit la Cour de révision rejette la requête, soit elle autorise un nouveau procès, soit elle annule la condamnation de Dany Leprince.

Ce dernier a été condamné en 1997 sans preuve matérielle. Le verdict s'était nourri des témoignages accablants de sa femme et de sa fille. Et le procès avait mis en évidence des zones d'ombre, déjà apparues pendant le silence absolu des trois ans d'instruction. Des doutes nés dès que Dany Leprince s'était rétracté, en septembre 1994, quelques jours après l'aveu du seul meurtre de son frère (et non des quatre).

Des incohérences d'enquête, une instruction qui avait écarté des éléments, puis des scellés disparus, des analyses ADN non faites... Des dizaines de personnes s'étaient alors jetées dans un combat qui aujourd'hui est suspendu à la décision de la commission de révision.

Celle-ci a-t-elle pu engranger assez d'informations pour qu'un élément nouveau apparaisse ? C'est la condition sine qua non pour entretenir l'espoir d'une révision. Pour entretenir « l'immense espoir » de son épouse Béatrice. Elle veut y croire, convaincue que dans la vie qu'elle a choisie en épousant le condamné en prison, « le meilleur est à venir ».

(1) Dany Leprince a été condamné à perpétuité pour le quadruple meurtre de Thorigné-sur-Dué : en 1994, son frère, sa belle-sœur et ses deux nièces avaient été massacrés dans leur maison. Incarcéré à la centrale de Poissy, il crie son innocence depuis bientôt quinze ans.

(2) Formation de la chambre criminelle de la Cour de cassation, seule autorisée à examiner les demandes de révision.

Christine CORRE.

Ouest-France

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Quadruple meurtre dans la Sarthe. Dany Leprince sera fixé le 1er juillet

17 juin 2010 à 11h42

Le quadruple meurtre familial avait eu lieu dans la Sarthe, à Thorigné-sur-Dué, en 1994. Un homme, sa femme et leurs deux filles avaient été massacrés au domicile familial. Seule la petite Solène, âgée de deux ans à l'époque, avait miraculeusement échappé à la tuerie. Très vite, le frère du mari, Dany Leprince avait été accusé par sa femme et sa fille, avait avoué puis s'était rétracté. Il avait été condamné le 16 décembre 1997 pour ce quadruple meurtre. Depuis il clame son innocence. Les analyses ADN seront déterminantes. Il sera fixé le 1er juillet.

>> Le portail des erreurs judiciaires

Les révisions de condamnations pénales sont rarissimes. Depuis 1945, seuls huit accusés ont bénéficié d'une révision. 
Dont celles de Marc Machin et de Loïc Sécher le 13 avril dernier.
Aujourd'hui les avocats de Dany Leprince ont tenté de convaincre la commission de révision de rouvrir le dossier de leur client incarcéré à la centrale de Poissy depuis 16 ans.  Ils sauront le 1er juillet s'il a une chance de voir examinée par la Cour de révision sa requête. 
Dany Leprince a toujours clamé son innocence et saisi la commission de révision afin de faire annuler sa condamnation. En avril 2006, celle-ci a ordonné un supplément d'information et désigné un magistrat pour superviser une nouvelle enquête.
Lors de cette nouvelle enquête, ses avocats Yves Baudelot et Jean-Denis Bredin, ont notamment demandé l'analyse ADN de cheveux retrouvés dans la main d'une des victimes.  Ce sont les résultats de ces expertises qui devraient être examinés par la commission aujourd'hui.   
C'est donc le 1er juillet qu'il appartiendra à la Cour de révision de rejeter la requête de Dany Leprince, de décider d'un nouveau procès ou d'annuler purement et simplement sa condamnation.
Pour Roland Agret, président d'Action Justice qui lutte contre les erreurs judiciaires, le dossier ne tient pas. Un blog de soutien a également vu le jour. 


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