Magazine Journal intime

I Heart Paris

Publié le 12 janvier 2008 par Thierry

Il est 05.00, Paris s'endort. Je rentre chez moi. Encore une fois, pas de taxi. La rue du Chemin Vert monte petit à petit. L'alcool vers mon cerveau aussi. J'entre dans mon appartement. Je fais tomber mes clés, mon manteau, mon sac, puis finis par tomber aussi. Complètement beurré.

J'ai faim. J'allume le four et y enfourne la quiche achetée la veille. Allume ma bougie Opopanax. Et m'endors. 

09.30. Mal au crâne. Mon appart' est enfumé. Ca pue. Opopanax est morte. Ca pue. J'éteins le four, retire la quiche couleur charbon, ouvre les rideaux et les fenêtres. De l'air frais, du soleil.

Après avoir nettoyé, tenté de désodoriser et pris une douche, j'attrape un pull, une paire de baskets, mon sac, un café chez Starbucks et pars à l'aventure dans la plus belle ville du Monde.

Notre Dame, l'Île St Louis, St Germain, St Michel. iPod sur les oreilles et sourire au lèvres, je marche. Je prends tous les ponts. Passe de la rive droite à la gauche. J'admire le Louvre côté cul.  Je ne vais que trop rarement de ce côté de la Seine. Le soleil m'aveugle, le froid me pique. Il fait si beau, si sec. Un temps du Nord. D'un pont à l'autre, je contemple. Les bateaux qui passent, les gens qui marchent. Je regarde au loin la Tour Eiffel, le Grand Palais. Les larmes me montent parfois aux yeux. Le froid. Le soleil. Paris. Un pépé fait chanter sa Fender Pont Royal, un homme fait la statue Pont St Louis.Je passe chez Dyptique. Cigarettes. 

Je déambule sur les quais de Seine. Je m'arrête. J'admire. Place de la Concorde, Palais Royal, Quai Voltaire, l'Assemblée, Orsay, les Tuileries. Les enfants qui jouent, un chien ramène son bâton. Les hommes qui te sourient. Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics. Le soleil illumine les murs, éblouit les yeux, embellit les hommes et réchauffe les coeurs. C&T me manque. Paris, la ville où tu tombes amoureux. Je tombe amoureux. D'elle. Et pense à lui. 

Mon iPod vient de mourir. Plus de batterie. Plus de soleil. Le froid se fait plus vif, le soleil disparaît. Paris change de visage. Mais ce sera une autre fois, une autre histoire. Ce soir, je rentre sur Lille.

Mais pas pour Lille. 


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