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LA BLAGUE DU JOUR. Conseil de Sécurité: vote pour sanctionner le chef des Houthis

Publié le 14 avril 2015 par Menye Alain

L’ONU est vraiment un « machin » comme le disait de Gaulle. Le Conseil de sécurité de l’ONU va voter mardi sur un projet de résolution qui frappe de sanctions le chef des miliciens Houthis et le fils de l’ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh. Les Houthis, de vrais résistants, sont traités de « rebelles ». Mais pourquoi, en Syrie, ceux qu’ils nomment aussi « rebelles » ne sont condamnés par personne ? Or, en Syrie, on sait très bien que ce sont de nombreuses nationalités qui composent ces terroristes. Pourquoi rien sur les financiers du terrorisme comme l’Arabie saoudite ? Ainsi va le monde et ses injustices…AJ

Abdel Malek al-Houthi

Abdel Malek al-Houthi

Selon ce projet, le Conseil impose aussi aux Houthis et à leurs alliés un embargo sur les armes. L’institution onusienne somme les Houthis et leurs alliés de cesser les hostilités et d’abandonner le pouvoir «immédiatement et sans conditions». Dans ce document, le Conseil de sécurité renouvelle aussi son soutien au président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi réfugié en Arabie saoudite et invite les belligérants à régler leurs différends par la négociation, notamment sous médiation de l’ONU.

 Ahmed Ali Abdallah Saleh

Ahmed Ali Abdallah Saleh

Le projet a été mis au point par les pays du Golfe et présenté par la Jordanie, qui préside le Conseil en avril. Il a fait l’objet d’intenses discussions depuis une semaine avec la Russie, qui pourrait le bloquer en usant de son droit de veto.

Moscou estimait que de précédentes moutures du texte étaient trop favorables au président Hadi et que la coalition arabe conduite par l’Arabie saoudite qui s’oppose aux Houthis, soutenus par l’Iran, devait elle aussi cesser ses opérations militaires afin de permettre un accès humanitaire à la population.

Pour tenter d’amadouer les Russes, le texte qui sera soumis au vote des 15 pays membres du Conseil enjoint le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon à «redoubler d’efforts pour faciliter la livraison de l’aide humanitaire et l’évacuation des civils, y compris par l’instauration de pauses humanitaires». Mais il ne fait pas obligation à la coalition anti-Houthis de cesser ses frappes aériennes, même temporairement.

Si le texte est adopté, le Conseil ajoutera à la liste des individus sanctionnés dans le cadre de la crise yéménite les noms de Abdel Malek al-Houthi, chef des miliciens chiites, et Ahmed Ali Abdallah Saleh, fils ainé de l’ex-président yéménite.

Ces sanctions individuelles consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager. Deux commandants houthis et l’ex-président Ali Abdallah Saleh lui-même avaient déjà été sanctionnés par l’ONU, sans effet sur les belligérants.

(ats)


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