Ce jeudi 2 juillet. – À la peine ce matin en dépit de l’insolente splendeur du jour au balcon en forêt de La Désirade : peine à se lever et peine à marcher, peine à gravir les marches de plus en plus hautes du maudit escalier, peine de rotules et de mollets et autres jarrets au semblant d’exercice suédois pratiqué face à l’impertinent Panorama (Das Leben ist KEIN Panorama, sagte Arthur Schopenhauer), peine en somme partout et de quoi s’en réjouir comme un fou – tout cela profitant absolument à l’Esprit.L’Esprit est en effet en toi de toute sa force douce et tu entends encore, de l’autre jour, la voix de ton petit-fils A. te murmurant comme ça, au moment de quitter le petit gang et sa nouvelle maison du bonheur, qu’on a encore besoin de toi Papito – non mais des fois !Les enfants sont ces jours au jardin tout à l’insouciance de l’été, loin du terrible monde (ce qu’on apprend tous les jours des séquelles de l’affreux séisme de Caracas) le journal local s’attarde ce matin à la pendable ladrerie de l’Etat lésinant sur la climatisation des asiles de vieux du canton, tu vois d’ici ces gueules de fonctionnaires bien ventilés dans leurs bureaux frais comme des cimetières, alors que les vieilles peaux innocentes sont livrées à la cruelle canicule, tu restes conscient de tout ce qui bien plus que toi se trouve ce matin à la peine en ce monde aux dehors rutilants, sur quoi tu relève les yeux de tes fichus carnets sur le triple bleu du lac aux reflets verts et des verts paradis du ciel aux reflets bleus où palpite le cœur de ton cœur et la lumière de ta vie…
Magazine Nouvelles
Faits divers d'été
Publié le 02 juillet 2026 par Jlk
Ce jeudi 2 juillet. – À la peine ce matin en dépit de l’insolente splendeur du jour au balcon en forêt de La Désirade : peine à se lever et peine à marcher, peine à gravir les marches de plus en plus hautes du maudit escalier, peine de rotules et de mollets et autres jarrets au semblant d’exercice suédois pratiqué face à l’impertinent Panorama (Das Leben ist KEIN Panorama, sagte Arthur Schopenhauer), peine en somme partout et de quoi s’en réjouir comme un fou – tout cela profitant absolument à l’Esprit.L’Esprit est en effet en toi de toute sa force douce et tu entends encore, de l’autre jour, la voix de ton petit-fils A. te murmurant comme ça, au moment de quitter le petit gang et sa nouvelle maison du bonheur, qu’on a encore besoin de toi Papito – non mais des fois !Les enfants sont ces jours au jardin tout à l’insouciance de l’été, loin du terrible monde (ce qu’on apprend tous les jours des séquelles de l’affreux séisme de Caracas) le journal local s’attarde ce matin à la pendable ladrerie de l’Etat lésinant sur la climatisation des asiles de vieux du canton, tu vois d’ici ces gueules de fonctionnaires bien ventilés dans leurs bureaux frais comme des cimetières, alors que les vieilles peaux innocentes sont livrées à la cruelle canicule, tu restes conscient de tout ce qui bien plus que toi se trouve ce matin à la peine en ce monde aux dehors rutilants, sur quoi tu relève les yeux de tes fichus carnets sur le triple bleu du lac aux reflets verts et des verts paradis du ciel aux reflets bleus où palpite le cœur de ton cœur et la lumière de ta vie…
