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Chroniques sarcastiques d’une travailleuse tourmentée

Publié le 31 octobre 2009 par Tourments
Un petit constat intéressant pour débuter cette chronique; Barbue semble plus silencieuse les lundis. Pas de chansons, pas de babillages ni d’onomatopées. C’est mieux ainsi, je ne suis pas du monde le lundi!
Sacrilège! Nous n’avons pas accès à Fessebook au boulot!!! Non mais, je vais tu m’ennuyer de remplir des tests connards et de me faire demander d’être ami avec Mohamad Alzizitrokour. Vraiment, mon cœur saigne… Mais même si j’aimerais avoir le temps de me pogner allègrement l’arrière-train, je ne l’ai pas. Disons que du boulot, j’en ai plus que j’entrevoyais, tellement que j’en fini juste jamais, et que j’ai un début de tendinite…mais bon, on verra bien où cela me mènera, non?
J’ai eut l’honneur d’aider Capine à faire les décos d’Halloween du bureau cette semaine. Éclopée tentait légèrement sa chance de me donner des ordres quand je lui ai dis qu’au moins moi, j’étais payée pour juste décorer le bureau et non me casser la tête depuis une heure, elle s’est tût. Vilaine suis-je? Si peu, je lui ai dis aussi gentiment que mon air de bœuf le permettait. Bref, lorsque j’ai trouvé une décoration insolite consistant en une vraie toile d’araignée pendouillant entre deux Cocrons-De-Tapis, j’ai décidé que mon boulot était non justifié et je suis retournée choir mon derrière de bureau sur ma trop-tite chaise inconfortable et persévérer dans mon job robotique.
Je pitonnais allègrement dans environs 2 912 435 dossiers en simultanés et c’est alors que j’ai entendu une aberration. Non, pire, une aliénation, un abêtissement, une absurdité, une balourdise! Non, j’en rajoute, une ineptie, une nullité, une sottise!!! Puisqu’il me manque de synonymes élégants, j’irai droit au but : Capine, ma collègue un-peu-trop-heureuse de décorer pour L’Alouwiiiine (comme disent les incultes de la fête des morts) a choisi, au lieu d’éclater de rire d’une remarque faite par Tasse-Toé-De-D’là, de répliquer haut et fort le terme LOL. Oui, vous avez bien lu. Elle ne l’écrit pas elle, elle le DIT. Oui, elle le dit, bête de même; L-O-L. Ah ben bout’crisse!!!!!!!!!!!!! J’en reviens juste pas. Mais qu’est-ce que c’est que ça???? Un beau gros HaHaHa guttural ne lui dirait pas, non??? Une chance que je me suis retenue, car une italian slap a bien manquer de lui faire tourner la capine, justement…
Reprenons un peu de sérieux. Depuis mon arrivée dans cet emploi, je n’adore pas ça, je l’admets. Ce que je n’aime pas n’est ni le domaine, ni les gens (j’en aime plusieurs), ni l’endroit ou les lieux, ni même mon salaire moindre (qui bon, je remarque que 8,500$ de moins annuellement pour 10 fois plus de boulot, c’est tout de même chiant, on s’entend), ce que je ne peux supporter, c’est le manque d’organisation et le manque de formation. Si je vous disais que je fonctionne avec environs quoi, un minuscule trois heures de formation garoché et mal expliqué, comment croyez-vous que je comprends tous les aléas de ce boulot, hein? Eh bien non, je ne les comprends toujours pas. Je maitrise déjà le système, c’est au moins ça. Mais plus la semaine avançait, plus la frustration me gagnait, au point de rager. J’ai passé bien prêt de faire comme trop de gens ont fait précédemment dans cette entreprise, et quitter, tout simplement, jusqu’à ce que Neo m’interpelle.
J’ai donc pris une heure pour lui expliquer ma vision et tout, et lui dire combien je suis déçue et en venir à ce qu’il me promette que ça change et me supplie presque de rester. J’accepte donc, jusqu’au lendemain où je crois qu’il a voulu tester voir s’il pouvait me manipuler en m’obligeant à faire une tâche des plus désagréable. Il a frappé un autre mur, car j’ai refusé. J’ai supposément été engagée pour mon expérience et mes connaissances, qu’on me donne des tâches relatives à cela et non à une corvée de fax durant trois heures par jour. Franchement, il me prend pour qui lui là? J’ai peut-être l’air bien gentille et facilement manipulable, mais je sais être requin et obtenir ce que je veux. Pour moi, un emploi est seulement la fin qui justifie les moyens, mais jamais je n’endurerai ce que je n’ai pas à endurer. Désolée, mais je ne suis pas une marionnette. Quand on me promet ci ça ça, qu’on me livre la marchandise, sinon, je deviens mauvaise.
Bref, la semaine s’est terminée avec ma victoire sur l’autorité, et surtout, ma fierté d’avoir su tenir tête à celui qui semble être contraire à ma première impression… Vais-je rester à cet endroit? Je ne le sais pas. Mais je cherche encore, car je ne cracherai jamais sur une bonne opportunité.
Je vous laisse sur cette pensée de A. Chavée : ''Il existe une manière de dire en bien énormément de mal de son prochain.''. Et je terminerai cette chronique sarcastique en criant un gros LOL. Maudit-terme-laitte-de-bâtard-de-criss-d’invention-de-marde, point.
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