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Rio, l'enchantée ...

Publié le 16 juin 2012 par Ppleversicateur

Nous voici à Rio, enchantement de la forêt avec le compositeur Antônio Carlos Jobim, force de la nature.

Ah si hommes, voitures et engins en tout genre se retiraient pendant une semaine durant des rues et que la ville était immédiatement envahies par lianes, arbres géants, ce serait "la revanche de l'Indien", disait-il.

Samedi 16 juin 2012, au milieu de la forêt hors normes de la "Tajuca", hauteurs dominant la mégalopole qui fournit la capital en eau, en fraîcheur et en nuage, que le festival Encantado commence dans cette ville bouillonnante et encombreée, anonciateur du cinquième "Sommet de la Terre" vingt ans après celui de Rio 1992 qui se tiendra ce mercredi 20 juin 2012.

Matthieu Chedid, dit M, chanteur français et avec Seu Jorge pour le Brésil, qui y présente son spectacle, Retrato do Brasileiro, un ensemble de pièces et de chansons signées Vila Lobos, Baden Powell, Antônio Carlos Jobim, mais aussi Joao Bosco ou Garotoseront de la partie, pour cette manifestation imaginée par les créateurs de la Favela Chic, club très branché de Paris, et la société française Be-Linked, spécialisée dans la mise en relation des entreprises et de projets communautaires menés par des ONG.

La favela (illustrée dans l'un de mes poèmes) de Vale Encantado, bout du monde avec singes et serpents, est perchée à flanc de montagne, au-dessus de la favela Mata Machado (ainsi officiellement désignée). C'est un lieu perdu, à quelques kilomètres des plages de la Zona Sul  berceau de la samba à la fin du XIXe siècle, tourné vers l'éco-tourisme et l'invention d'une cuisine inédite, notamment à base de jaca, un gros fruit qui pousse à loisir sur les troncs des arbres.

La chanteuse Maria Bethânia vit en contrebas, dans le quartier littoral mais excentré de Sao Conrado, au pied de la serra, installée dans cette "forêt vierge" en 1972, quand il n'y avait encore ni eau ni électricité, parmi les arbres centenaires, les singes et les perroquets.

Les hauteurs de Rio de Janeiro avaient bien, selon les tableaux de Nicolas-Antoine Taunay, peintre en mission au Brésil, des allures de terres agricoles ordonnées.

Les forestiers qui habitent Vale Encantado en limites du Parque nacional da Tijuca, sont les héritiers des "cantoneiros da floresta", devenus intouchables.

Ils y ont planté des légumes, puis des fleurs, puis se sont mis à casser le granit "très noir, prisé pour les pierres tombales", qu'il est aujourd'hui interdit d'extraire, mais élever une scène rock sur les pics de Rio de Janeiro ne l'est pas, mais espérons toutefois que la nature soit respectée.


Rio, l'enchantée ...


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