
Le trackpad multi-touch de mon MacBook flambant neuf de l'an passé me conduit tout droit sur une photo en noir et blanc de Pauline Ferrand-Prevot (une jeune cycliste Française embauchée dans une grande équipe Hollandaise avec une marque d'une grande banque coopérative de crédit collée sur le cul). Pauline au bout d'une requête sur le moteur de recherche rivé à ma mémoire centrale qui dégouline de partout. "Pauline à la plage"... et ce bain de roses filmé par Sam Mendes en 1999 par je ne sais quel principe d'analogie numérique. Le principe du comptoir Google™ où je me sers chaque matin comme tout le monde dès le petit déjeuner. Cet "anticyclone de retour par la côte Atlantique" juste le jour où je dois reprendre le boulot ; celui d'Alberto Cantador sur la Vuelta devant el senor Valverde et son pote Rodriguez à Madrid ; Peugeot™ qui sortirait du CAC 40 alors qu'il ne fabrique déjà plus de vélo depuis longtemps ; le nouveau Look™ de Pauline posée sur un Géant™ de l'industrie du cyclisme made in USA et fabriquée en Asie du Sud Est comme le reste ; l'ésotérisme dans la littérature ; les cabines de bains de mer à Deauville ; le Destin d'Yves Mourousi sur France 2, celui de Youssef Chaïne sur aucune chaine du service public ; la grande histoire des cathédrales racontée aux enfants entre deux matchs foirés au FCSM... Tout ce merveilleux foutoir en plein écran pour pas gâcher l'espace vide sur les côtés. Un truc brillant en taille XXL, et très près des yeux pour ne pas être distrait par la lumière du jour. La grande intox des cavernes modernes après la dope télévisuelle des années quatre-vingt. La communication à haute dose sur le modèle d'une prescription obligatoire pour rester encore un peu devant y compris les jours de pluie. Le type écoute Jeff Buckley sur une playlist d'iTunes devant son reste d'écran décoré au café de la veille. Enfin juste "Dream brother de Jeff Buckley. Rien se veut se lever au dessus de la peupleraie dégingandée de la Place Grandvelle. Tous les piafs rabougris qui pissent dedans. Il se dit que Miossec serait pas mal non plus, mais qu'elle n’apprécierait pas forcément à cause de l'âge dans la chanson. "30 ans"... Et que ça ferait quand même un peu long pour arrêter de brûler ses souvenirs sur fond de voyages alternés. Qu'il vaudrait mieux tout laisser comme ça, sans toucher à rien des coups de soleils brisés. 30 ans d'économie de tendresse au milieu des circuits électriques, en évitant de tout étaler sur les murs des voisins pour que tout continue comme avant. Les fonctions d'aiguillages et les éclatements d'atomes dans les gares de triage. JLG