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Pentecôte, la venue du Saint - Esprit 3

Publié le 16 mai 2008 par Lilianof

Troisième partie : Le Saint Esprit agit dans l’Eglise naissante.

Ceux qui acceptèrent les paroles de Pierre se firent baptiser et, ce jour–là, environ trois mille personnes furent ajoutées au nombre des croyants. Dès lors, ils s’attachaient à écouter assidûment l’enseignement des apôtres, à vivre en communion les uns avec les autres, à rompre le pain et à prier ensemble. Tout le monde était très impressionné, car les apôtres accomplissaient beaucoup de prodiges et de signes miraculeux. Tous les croyants vivaient unis entre eux et partageaient tout ce qu’ils possédaient. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et répartissaient l’argent entre tous, selon les besoins de chacun. Tous les jours, d’un commun accord, ils se retrouvaient dans la cour du Temple ; ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leurs repas dans la joie, avec simplicité de cœur. Ils louaient Dieu, et le peuple tout entier leur était favorable. Le Seigneur ajoutait chaque jour à leur communauté ceux qu’il sauvait.

Actes 2.41/47

Les disciples de Jésus ont maintenant inauguré une nouvelle ère de l’histoire, celle de l’Eglise. Ils sont désormais armés de puissance et équipés pour le service. Ils vont immédiatement bénéficier de ce don merveilleux et en expérimenter l’efficacité.

Les apôtres remplis de courage

Ils étaient terrés dans leur chambre haute. Leur maître les avait quittés, ils étaient donc livrés à eux - même, seuls dans cette ville hostile. Ils n’osaient pas se montrer à l’extérieur. C’était la fête de la pentecôte, les juifs orthodoxes venus de tout l’empire Romain, c’est - à - dire du monde entier, se rassemblaient à Jérusalem. Ce n’était vraiment pas le jour de parler de Jésus sur la voie publique. Mieux valait se montrer discrets.

Et pourtant, le bruit du vent, la lumière du feu, et ces cent vingt hommes qui prophétisaient en diverses langues ne pouvaient pas passer inaperçu. Les visiteurs qui passaient levaient les yeux vers le refuge des disciples : « Qu’est - ce qui se passe là -haut ».

Inutile alors de continuer à se cacher et à vouloir se taire : Les disciples ont été découverts. Tout le monde a entendu le message, certains l’ont décrypté, tous ont réagi :

« - Ils sont complètement pafs !

- Mais alors, comment se fait ils que des gens du pays puissent ainsi louer l’Eternel dans notre propre langue, et sans aucune faute de grammaire ? »

Pierre n’a rien perdu de ces remarques, il saisit l’occasion pour prendre la parole. Lui, Pierre, certainement le plus peureux de tous, celui qui s’est « dégonflé » en face d’une servante. Il aurait plus que jamais de bonnes raisons d’avoir peur. Rempli de la force et du courage que donne le Saint - Esprit, le voilà lancé :

Alors Pierre se leva entouré des Onze et, d’une voix forte, il dit à la foule : – Ecoutez–moi bien, vous qui habitez la Judée et vous tous qui séjournez à Jérusalem : comprenez ce qui se passe. Certains d’entre vous insinuent que ces hommes seraient ivres. Pas du tout ! Il est à peine neuf heures du matin !

Vs 14 et 15

Avec quelle assurance et quelle clarté Pierre annonce en un premier sermon le message complet du Salut, et l’apôtre Paul pourra écrire plus tard avec raison :

Dieu nous a donné un Esprit qui, loin de faire de nous des lâches, nous rend forts, aimants et réfléchis. N’aie donc pas honte de rendre témoignage au sujet de notre Seigneur. N’aie pas non plus honte de moi qui suis ici en prison pour sa cause. Au contraire, souffre avec moi pour l’Evangile selon la force que Dieu donne. C’est lui qui nous a sauvés et nous a appelés à mener une vie sainte. Et s’il l’a fait, ce n’est pas à cause de ce que nous avons fait, mais bien parce qu’il en avait librement décidé ainsi, à cause de sa grâce. Cette grâce, il nous l’a donnée de toute éternité en Jésus–Christ. Et maintenant elle a été révélée par la venue de notre Sauveur Jésus–Christ. Il a brisé la puissance de la mort et, par l’Evangile, a fait resplendir la lumière de la vie et de l’immortalité.

2 Timothée 1.7/10

Et encore :

Car je suis fier de l’Evangile : c’est la puissance de Dieu par laquelle il sauve tous ceux qui croient, les Juifs d’abord et aussi les non–Juifs.

Romains 1.16

Regain d’intérêt pour la parole de Dieu

Le prédication de Pierre a remporté un succès remarquable auprès de ses auditeurs : Trois mille personnes ont accepté de donner leur cœur à Jésus et se sont faites baptiser. La venue du Saint - Esprit a provoqué le plus grand réveil de l’histoire. Immédiatement, les nouveaux convertis prennent la résolution de s’attacher à la parole de Dieu et de se laisser enseigner. Plus encore que la liste impressionnante de nouveaux baptisés, le retour à la parole de Dieu caractérise tout véritable réveil : Souvenons - nous de l’expérience de Josias. Je ne crois plus aux réveils qui se manifestent uniquement par des expériences inédites. Je me méfie des prédicateurs qui montent en chaire sans leur bible. J’espère voir un réveil en France avant le retour du Seigneur. Alors nous verrons se réaliser les paroles de notre cher poète Victor Hugo : « Ensemencez les villages d'évangiles: une bible par cabane... »

Communion fraternelle

A cette époque, il n’y avait pas encore de bâtiment consacré qu’on appelait une église, avec e minuscule. Les Chrétiens de Jérusalem se réunissaient soit dans la cour du temple, tant qu’ils en avaient la possibilité, aussi bien que dans les maisons. Je ne crois pas que nous devions pour autant enseigner qu’il n’est pas bon pour l’église locale d’avoir un bâtiment. De nos jours, dans notre pays, il nous paraît préférable d’avoir une « vitrine » pour être plus visibles aux yeux du monde. Mais sur le plan biblique, cela n’a pas d’importance. Nous découvrons que la cène n’était pas distribuée seulement une fois par semaine, ni une fois par mois, ni une fois par an, mais tous les jours. Le premier jour de la semaine, le dimanche, est celui de la résurrection. Ces deux mots son d’ailleurs homonymes en russe. Actes 20.7 nous laisse penser que l’Eglise a pris très tôt l’habitude de célébrer un culte particulier en ce jour. Toujours est - il que la parole de Dieu ne donne par d’obligation concernant le jour où les chrétiens doivent se réunir. Aujourd’hui, certaines églises organisent deux cultes, un le samedi soir et l’autre le dimanche matin, voire un seul culte le samedi soir, pour des questions d’ordre pratique : le boulanger travaille le dimanche matin.

Pour celui–ci, tel jour vaut plus qu’un autre ; pour celui–là, ils ont tous la même valeur : à chacun d’avoir une pleine conviction en lui–même. Celui qui fait une distinction entre les jours le fait pour le Seigneur. Celui qui mange le fait aussi pour le Seigneur, puisqu’il remercie Dieu pour sa nourriture. Et celui qui s’abstient de certains aliments le fait encore pour le Seigneur, car lui aussi remercie Dieu.

Romains 14.5/6

Ce qui est important, c’est que les chrétiens vivent ensemble, partagent le pain ensemble, prient ensemble, louent ensemble, chantent ensemble, étudient la Bible ensemble, et ceci malgré leurs divergences, leurs caractères parfois difficilement conciliables, leurs différences sociales, culturelles ou ethniques.

Les apôtres accomplissaient des miracles

Le plus beau réveil de l’histoire est accompagné de miracles. Est - ce que le temps des miracles est passé. Devons nous croire que le Saint - Esprit nous a laissé pour compte si nous ne vivons pas le miracle au quotidien ? Il est difficile de répondre à ces questions en quelques mots. J’ai l’intention de les développer plus tard. Je pourrais tout résumer ainsi : Notre Dieu est le Dieu des miracles, mais il ne se donne pas en spectacle.

Une action sociale de l’Eglise

Les croyants issus de ce réveil étaient extrêmement sensibles aux besoins matériels de leurs prochains, et ils réalisaient aussi la vanité et le superflu des richesses d’en bas. Spontanément, ceux qui avaient deux maisons en vendaient une pour en distribuer le produit aux pauvres. Il est curieux de constater qu’il y a quelques petites décennies encore, beaucoup d’églises se considéraient trop spirituelles pour participer à la vie sociale. On affectait un certain mépris vis - à - vis de l’Armée du Salut, qui distribue de la soupe aux pauvres : « Nous, on distribue la parole de Dieu ! ». Heureusement, les mentalités ont commencé à changer. Engagement social n’est pas incompatible avec engagement spirituel. Ce n’est pas parce que je fais de bonnes œuvres que je suis sauvé, c’est parce que je suis sauvé que je fais de bonnes œuvres.

Supposez qu’un frère ou une sœur manquent de vêtements et n’aient pas tous les jours assez à manger. Et voilà que l’un de vous leur dit : « Au revoir, mes amis, portez–vous bien, restez au chaud et bon appétit », sans leur donner de quoi pourvoir aux besoins de leur corps, à quoi cela sert–il ?

Jacques 2.15/16

Une église en pleine croissance

Et bien entendu, l’Eglise progressait numériquement. Le Seigneur ajoute chaque jour des âmes nouvelles aux trois mille chrétiens qui, en un seul jour ont formé la première église locale. C’étaient d’abord des juifs, ou bien des prosélytes : des non - juifs convertis au judaïsme. La communauté locale commençait à prendre ses aises à Jérusalem. Il aura fallu une persécution pour qu’elle se décide à essaimer. Ensuite, il aura fallu une intervention surnaturelle du Saint - Esprit pour que les chrétiens répondent à l’ordre de Jésus : « Faites de toutes les nations des disciples. »

Alors que Pierre prononçait ces mots, l’Esprit Saint descendit soudain sur tous ceux qui écoutaient la Parole. Les croyants juifs qui étaient venus avec Pierre furent très étonnés de voir que l’Esprit Saint était aussi donné et répandu sur les non–Juifs. En effet, ils les entendaient parler en différentes langues et célébrer la grandeur de Dieu. Alors Pierre demanda : – Peut–on refuser de baptiser dans l’eau ceux qui ont reçu l’Esprit Saint aussi bien que nous ? Et il donna ordre de les baptiser au nom de Jésus–Christ. Ensuite, ils le prièrent de rester encore quelques jours avec eux.

Actes 10.44/48

Je vous propose maintenant de conclure en nous résumant sur ces trois points :

  1. Le plus grand réveil de l’Eglise n’aurait pu se réaliser sans l’action du Saint – Esprit.
  2. Les églises qui ne font plus confiance au Saint – Esprit et à la parole de Dieu sont appelées à décliner et à périr.
  3. N’attendons pas du Saint – Esprit des actions qui flattent notre désir de manifestations surnaturelles. Mais demandons lui la plus extraordinaire des manifestations, celle de transformer les vies.

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