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Syndicats caca, Krazuki, kiki

Publié le 23 octobre 2009 par Didier T.
Syndicats caca, Krazuki, kikiJe ne sais pas si vous vous souvenez de cette phrase, mais moi, elle a accompagné mon adolescence. Ce qui est marrant, c'est qu'elle ne veut plus rien dire aujourd'hui. C'est vrai quoi, qui se souvient de ce qu'est un syndicat ? Ah ah, je vous ai eu, parce qu'en plus vous ne vous rappelez plus non plus qui était Krazuk, à part une marionnette du Bébette Show, dont vous ne vous vous rappelez plus non plus, pas plus que Jean Roucas, Yves Mourousi, Roger Gicquel ou Alain Poher.. Mais qu'est-ce qu'il nous raconte le vieux croulant, alors que nous on est en train de parler de choses bien plus intéressantes : développement durable, consommation durable, agriculture durable, sexe durable tant qu'vous y êtes, et à ce sujet l'habitat durable (à lire à haute voix pour le jeu de mot) aussi. Tout est durable, alors que rien ne dure disait ma tante infirmière qui s'y connait en oncologie enfantine.
Le syndicalisme, (sindicalizeum en anglais), le truc qui fait chier la plupart du temps, le truc qui sert à rien le reste du temps, et qui fout rien pour ce qui lui reste comme temps. Ouép. La vérité vraie, notablement durable d'ailleurs, cette vérité, tout comme les fonctionnaires qui n'en branlent pas une, ce qui est pourtant agréable, les Rmistes (Rsaïstes) qui profitent du système ou les arabes qui viennent pondre leur moutards graines de voyou chez nous pour toucher les allocs.
Ouép. Vous avez fichtrement raison les gars.
Ben moi, on m'a rappelé un truc cette semaine, j'oserais presque dire qu'on m'a appris un truc. Mais ça ferait mec moins cultivé, ce qui n'est pas bon pour mon image de Môssieur je sais tout.
On m'a juste rappelé d'où venait le syndicalisme, outre ses racines d'une révolution bourgeoise de 1789 ou d'un bonapartisme joliment clos, entre Charles X, Louis Philippe et la poire et le dessert par une Commune qui ne l'a pas été tant que ça (commune, pour ce qui ne suivent plus).
Outre, donc, il y a eu un accident de l'histoire, appelé seconde guerre mondiale, mondiale car elle est allée jusqu'en Micronésie, qui n'avait rien demandé d'ailleurs. Au sortir de ce truc que le front Pop, avec Jaurès en son temps (ça c'était en 14, juste avant qu'il ne se fasse accidentellement assassiner), refusait avant que ça se produise, mais vous m'accorderez que refuser n'empêche pas forcément les événements de se produire.., si bien qu'on appelle ça du déni, après. Déni, refuser d'accepter quelque chose qui existe réellement). Je digresse je digresse, disait un pdg en mal de licenciements. Revenons à la virgule après Jaurès, et que ceux de 36 refusaient aussi, trop occupés qu'il étaient à donner deux semaines de congés payés (sacrilège), à des pôv types qui n'étaient bons qu'à bosser. Pendant que nous nous achetâmes ce qui deviendrait plus tard, pendant les 30 glorieuses un bikini, d'autres préparaient la blitz Krieg (la guerre éclair en anglais ou la Flash Gordon en français), et ils la firent, ces cons. Bon, je vous passe les détails de l'histoire dont se délecte notre ami Jean-Marie, pour vous parler des FTP, FTP-MOI et du CNR (que d'acronymes, n'est-ce pas ?). FTP : File Transfer Protocol, MOI, c'est moi et CNR, Centre national de recherche (nan, ne je déconne : Francs Tireurs et Partisans, Main d'Oeuvre Immigrée (Manouchian, l'affiche rouge tout ça) et Conseil National de la Résistance.
Et ils ont fait quoi, ces types en noir et blanc (y'avait pas la couleur à l'époque) ? Ben ils ont juste inventé la sécurité sociale (entre autres).
Cotiser selon ses moyens, recevoir selon ses besoins.
'tain, une idée comme ça, j'aurais bien aimé l'avoir moi..
Là, j'arrête de déconner et je réfléchis :
Cotiser selon ses moyens, recevoir selon ses besoins...
Je trouve que cette phrase pourrait être le symbole d'une utopie réalisée. Pas vous ?
Bon, ce qui suit est un peu moins rigolo.
Ensuite, il y a eu les 30 glorieuses. Vous savez cette époque où on nous a appris à élever notre niveau de vie (merci Mr Marshall), où le frigo est arrivé, avec la machine à laver et la télé. Ouiiii; que d'orgasmes pendant l'essorage en regardant Cinq colonnes à la une et iItervilles, à condition de s'assoir dessus, de préférence à deux, sur la machine, pas sur Intervilles, faut suivre un peu !).
Que s'est-il passé entre temps, c'est à dire entre cette période bénie (si on oublie l'amiante, la pollution industrielle, les colorants, la FNSEA et son agriculture extensive, la naissance des supermarchés et la mort de mon oncle, qui doit se retourner trois fois par jour dans sa tombe, ainsi que Dupont la joie) ?
Ben figurez-vous les enfants, permettez que je vous appelle les enfants, moi qui ai un âge canonique aux yeux d'un papillon, que pendant ce temps, notre chère société capitaliste, ne l'appelez pas libérale, ça risquerait de me faire faire caca mou, continuait son ouvrage, qu'elle n'a jamais fini de remettre cent fois depuis la nuit des temps, profitant par ailleurs d'un bloc soviétique dont elle a bien réussi à transformer l'idéologie en quelques mots : Goulag, massacres, diable. Si certains avaient le couteau entre les dents, d'autres étaient en train de nous le fourrer où je pense.
Bref, cette société capitaliste, occupée à assoir sa richesse en laissant les ouvriers debout en attendant qu'ils se couchent, n'a rien fait d'autre depuis ces années téléguidées que de s'arranger pour rogner les acquis obtenus sous le seul prétexte d'une société plus humaine. Ce qui peut paraitre une lapalissade est un sacrilège pour ces 10% qui possèdent 90% de notre richesse.
Alors voilà (je fatigue un peu, je vais faire court). Depuis 1945, ces gens-là n'ont eu de cesse de récupérer ce qu'il furent contraints de céder. Sécu, horaires de travail, congés, protection du code du travail et tutti quanti.
Santé, éducation, travail : des droits réduits à la misère.
Privatisation de tout ce qui bouge, pression, stress, suicide, mais je ne vais pas rentrer dans ce discours lénifiant, il se fait tard et j'ai des chattes à fouetter.
Ce que je voulais dire, si vous avez eu le courage d'aller jusque là, c'est que le syndicalisme est une chose vertueuse. A condition qu'il soit un syndicalisme de lutte, et surtout pas un syndicalisme d'accompagnement, comme le font si bien les autres, tous les autres, qui ne sont pas de ma famille de pensée.
Car le syndicalisme est une lutte, une lutte des classes au sens propre du terme.
Alors qu'on ne me bassine pas avec une quelconque négociation, lutter, se battre est la seule solution.
Je vous laisse, c'est l'heure de la télé.Publié par les diablotintines - Une Fille - Mika - Zal - uusulu

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